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Le diplôme de bachelor obtient le grade de licence

Passeport pour la mobilité étudiante
  • Étudiants de Sciences Po sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo/Sciences PoÉtudiants de Sciences Po sur le campus de Nancy ©Martin Argyroglo/Sciences Po

Le Conseil national de l’enseignement supérieur de la recherche (CNESER) s’est exprimé le 20 mars dernier en faveur de la reconnaissance de la formation de premier cycle de Sciences Po comme équivalent au grade de licence au niveau national.

La consécration d’une nouvelle ambition pour le 1er cycle

Cette reconnaissance consacre la qualité du nouveau bachelor de Sciences Po qui se déploie depuis la rentrée 2017. Ce diplôme, qui existe depuis 2008 avait été créé au moment de la mise en place du Collège universitaire, structure née de la réorganisation du premier cycle.

Le nouveau bachelor est le fruit d’une vaste réforme menée de 2015 à 2017 au sein de plusieurs groupes de travail et en lien avec nos différents partenaires. Voté en 2017 par les instances de Sciences Po, le nouveau bachelor vise à réaffirmer l’identité de la formation du premier cycle autour d’un engagement humaniste et scientifique. Pour donner davantage de lisibilité au diplôme, une refonte des contenus pédagogiques a été menée à partir de trois piliers : exigence académique, ouverture internationale et engagement civique. 

Désormais les étudiants suivent un parcours de formation progressif structuré autour de trois années correspondant chacune à des attendus pédagogiques clairement prédéfinis :

  • une première année d’apprentissage des méthodologies et des disciplines fondamentales,
  • une deuxième année d’approfondissement et de prise d’autonomie avec le choix d’une majeure : “Économies et sociétés”, “Humanités politiques” ou “Politique et gouvernement”,
  • une troisième année à l’international sous la forme d’un séjour universitaire ou d’un semestre d’études complété par un semestre de stage, à l’étranger.

Tout au long de ces trois années, les étudiants s’engagent dans un parcours civique qui permet une réelle implication dans une mission d’intérêt général au contact direct des publics.

Un “Grand écrit”, évaluation finale écrite, vient valider ce cursus de six semestres de 180 ects et donnera lieu à la délivrance du nouveau diplôme de Bachelor à partir de 2020.

Un passeport pour la mobilité

La reconnaissance du grade de licence est importante pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs études dans d’autres établissements en France et à l’international. L’éligibilité aux concours administratifs dans d’autres pays s’en trouvera également facilitée.

Frédéric Mion, directeur de Sciences Po se félicite de la décision du CNESER : « Cette reconnaissance est le fruit d’un travail de longue haleine mené par les équipes du Collège universitaire sous l’égide de sa doyenne Bénédicte Durand. Nous sommes très fiers de cette consécration qui donnera un passeport de mobilité renforcé à nos étudiants en premier cycle. »

Désormais, Sciences Po délivre les deux diplômes équivalent aux grades universitaires en formation initiale : la licence après un premier cycle et le master après un deuxième cycle. Par ailleurs, Sciences Po délivre le diplôme national du doctorat en troisième cycle et l’habilitation à diriger des recherches.

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Accompagner les jeunes réfugiés vers l'emploi

Un nouveau programme à Sciences Po
  • Étudiants ©Kiron UniversityÉtudiants ©Kiron University

Forte de son expérience en matière d’accueil des étudiants réfugiés, Sciences Po poursuit son action en proposant à de jeunes réfugiés un certificat professionnel visant à faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi. Ce programme sera lancé à la rentrée 2018-2019.

Depuis 2016, Sciences Po accompagne les réfugiés avec son programme "Welcome Refugees"

80 personnes accompagnées depuis 2016. C’est le bilan de l’action de Sciences Po pour aider les réfugiés et demandeurs d’asile depuis le lancement de “Welcome Refugees”, son dispositif d’accueil des étudiants réfugiés.

Ce programme, qui s’est développé grâce au soutien très actif des étudiants de Sciences Po, mais aussi de l’ONG Wintegreat, des enseignants, de l’administration et de nombreux partenaires, a permis à ces étudiants en situation de fragilité de trouver leur voie, que ce soit au sein d’une formation à Sciences Po, ou encore dans d’autres établissements, en stage, en formation longue, ou en emploi.

Le certificat professionnel, un nouveau dispositif

Forte de cette expérience, Sciences Po a souhaité renforcer son action en direction des réfugiés en proposant un “certificat professionnel”. D’une durée de deux ans, ce nouveau programme qui s’adresse en priorité aux moins de 26 ans, vise à faciliter l’insertion sur le marché de l’emploi.

Les étudiants ayant accès à ce dispositif suivront, en première année, des enseignements en sciences humaines et sociales dispensés au Collège universitaire de Sciences Po : histoire, humanités politiques, mathématiques appliquées aux sciences humaines et sociales, art oratoire, ateliers de pratique artistique, etc. En deuxième année, ils seront accompagnés vers l’emploi avec la réalisation d’un stage et un suivi individualisé, comprenant entre autres des cours de français, de bureautique, d’initiation à l’entrepreneuriat, etc.

Ce nouveau certificat permet ainsi d’élargir les possibles et complète l’offre pédagogique pour les réfugiés qui souhaiteraient privilégier une employabilité à court-terme à la poursuite de longues études.

Pour plus d’informations : refugees.contact@sciencespo.fr

"J'aimerais retourner en Afghanistan et travailler dans l'éducation"

Mohammad Ewaz, étudiant réfugié à Sciences Po
  • Portrait de Mohammad Ewaz ©Sciences PoPortrait de Mohammad Ewaz ©Sciences Po

Depuis le lancement de “Welcome Refugees” en 2016, 80 étudiants réfugiés et demandeurs d’asile ont été accompagnés par Sciences Po. Ce programme permet à des étudiants réfugiés de trouver leur voie, que ce soit au sein d’une formation à Sciences Po ou d’autres établissements. Mohammad Ewaz, en première année au campus du Havre, est passé par ce dispositif avant de rejoindre le Collège universitaire. Interview vidéo.

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Candidats en 1ère année : 5 idées reçues sur les oraux

Examen d'entrée au Collège universitaire
  • 5 conseils pour les oraux5 conseils pour les oraux

Vous avez passé l'écrit avec succès ? Bravo ! La deuxième quinzaine du mois de mai 2018, tous les candidats admissibles au Collège universitaire (1er cycle) de Sciences Po sont invités à un entretien. Une épreuve parfois stressante qui génère son lot d’idées reçues : voici quelques conseils pour se débarrasser des clichés et aborder ce dernier round avec le maximum de sérénité.

1/ Pour réussir, je dois parler (et m’habiller) comme “un étudiant de Sciences Po”.

FAUX. Soyez vous-mêmes.

Il n’existe pas de “profil type” d’étudiant : Sciences Po est ouvert à tous les candidats talentueux, quels que soient leur parcours, leur origine, leur série du Baccalauréat ou leurs centres d’intérêt. Inutile donc de vous faire passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas.

Pour que la commission d’entretien puisse cerner votre personnalité, il ne faut pas “formater” vos réponses à l’avance. Il n’existe pas de phrases à prononcer absolument, ni de “bonne” ou de “mauvaise” réponse aux questions : vous devez être prêt à engager une conversation, pas à subir un interrogatoire.

N’achetez pas non plus de vêtements spéciaux pour l’occasion : soignez votre présentation, mais dans une tenue qui vous ressemble et dans laquelle vous êtes à l’aise.

> “Quelles questions reviennent souvent lors de l'oral ?” Réponse dans la séquence ci-dessous (extrait de l'émission Campus Channel consacrée au Collège Universitaire)

2/ Je peux préparer toutes mes réponses à l’avance.

VRAI et FAUX. Restez serein avant, pendant et après l’oral.

Tout comme il n’y a pas “d’étudiant-type”, il n’existe pas de “commission-type”. Vous ne pouvez pas anticiper toutes les questions. Mais il ne faut pas pour autant vous laisser intimider par les membres de la commission. L’entretien doit servir à révéler votre motivation, votre personnalité, votre curiosité, votre ouverture au monde : ce qui compte, ce ne sont pas les questions, mais bien vos réponses.

Le jury* commence souvent par vous demander de vous présenter brièvement : préparez cette présentation à l’avance, cela vous permettra d’aborder le début de l’entretien plus détendu. Pour la suite de la conversation, tenez-vous informé de l’actualité, et lisez les conseils ci-dessous.

Ensuite, souriez, restez calme, prenez le temps de réfléchir à vos réponses et gardez confiance en vous !

> Et si on est timide ? (extrait de l'émission Campus Channel consacrée au Collège Universitaire)

3/ Le jury* ne connaît rien de vous.

FAUX. Relisez votre lettre de motivation.

La lettre de motivation que vous avez rédigée il y a maintenant cinq mois contient les éléments qui serviront certainement de base aux questions. Les membres de la commission d’entretien s’appuient également sur les informations de votre dossier qui peuvent les éclairer sur votre parcours et votre personnalité.

4/  Je peux répéter les “recettes” d’autres candidats qui ont préparé d’autres examens ou concours.

FAUX. Intéressez-vous à Sciences Po et parlez de vous !

Pour montrer sa motivation, il faut être capable de dire pourquoi vous souhaitez entrer à Sciences Po. Pour cela, il faut s’intéresser spécifiquement à l’établissement, à son projet, à ses formations, à ses débouchés. Parcourez donc soigneusement le site internet de Sciences Po, et notamment la page du Collège Universitaire (1er cycle). Abonnez-vous à sa newsletter, et suivez son actualité sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, vous avez le choix. Attention, ne répétez pas par cœur tout ce que vous avez pu lire sur le site web, il s’agit pour vous de découvrir la vraie nature des disciplines enseignées et de savoir pourquoi vous souhaitez intégrer Sciences Po !

Vous pouvez aussi écouter les conseils de ceux qui étaient à votre place l’an dernier (site de l'association SOS Sciences Po) , mais vous ne devez pas répéter leurs arguments, la commission veut vous entendre parler de vous !

5/ Si mon oral se passe mal, c’est que je suis vraiment nul.

FAUX. Relativisez.

Pour la plupart d’entre vous cet oral d’admission sera le premier entretien de votre vie. Si vous passez cet entretien, c’est que vous avez été déclaré(e) admissible et déjà accompli beaucoup. Quoi qu’il arrive, c’est déjà une formidable réussite et l’expérience vous sera extrêmement utile pour tous les entretiens que vous aurez à passer dans votre vie (et il y en aura beaucoup….). Et surtout, votre impression à la sortie de l’entretien n’est pas toujours fiable : ce que vous avez vécu comme une maladresse ou une “erreur” n’a pas forcément été vue comme telle par le jury. L’an dernier, nous avions reçu 1460 admissibles et 803 admis. Donc relativisez et attendez les résultats le plus sereinement possible !

Pour arriver plus détendu le jour de votre entretien, il est aussi essentiel pour vous d'avoir en tête plusieurs options de trajectoires post-bac pour envisager plus calmement le déroulement de l'entretien et ses résultats. Sachez que certains candidats ne réussissent pas à l'entrée au Collège et rejoignent ensuite Sciences Po en master...

Bonne chance à toutes et tous !

* Le terme “jury” est parfois utilisé dans cet article pour plus de commodité : les candidats sont reçus par une “commission d’entretien”, qui ne prend pas de décision définitive au moment de l’entretien. Le jury d’admission se réunit après les entretiens : c’est la seule instance habilitée à prendre une décision souveraine, à partir de la note attribuée par la commission d’entretien, des notes obtenues à l’écrit, et du dossier complet du candidat.

Quelques conseils pratiques :

  • Prévoyez d’arriver en avance au 13, rue de l’Université (75007 Paris) pour trouver votre salle et commencer l’entretien de façon détendue.
  • Assurez-vous d’avoir avec vous les documents nécessaires : votre convocation et votre pièce d’identité vous seront demandées pour accéder au bâtiment.
  • Dans le cadre du plan Vigipirate, les mesures de sécurité sont renforcées. Merci de prêter une attention toute particulière aux consignes de sécurité.

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"Je suis partisane du leadership de service"

Astou Diouf, boursière Sciences Po - Mastercard Foundation
  • Astou Diouf ©Didier PazeryAstou Diouf ©Didier Pazery

Astou Diouf vient du Sénégal, elle fait partie de la première promotion des boursiers Sciences Po - Mastercard Foundation, un programme qui permet d’accompagner des étudiants du continent africain engagés.

Vous arrivez bientôt à la fin de votre première année à Sciences Po. Quelles ont été vos premières impressions ? Comment votre expérience a-t-elle évolué au cours de cette première année ?

J’ai découvert un nouvel environnement, et il fallait comme tout nouvel arrivant m’adapter aux règles sociales et effectuer toutes les démarches administratives relatives à mon insertion sociale. Au début, j’étais dans cette phase de découverte et d’émerveillement par rapport à la ville de Reims et ses beaux bâtiments et impressionnée par cette diversité culturelle interne et externe à Sciences Po. Et au fur et à mesure, on a du mal à s’adapter au climat, au rythme imposé par les études avec cette transition plus ou moins abrupte du lycée à l’université. Mais grâce à un accompagnement et un suivi pédagogique très efficace, on gagne en expérience et en maturité.

Au Sénégal, vous avez participé à un camp d’été consacré au développement des compétences en matière de leadership et d’entrepreneuriat. Quelles sont selon vous les qualités nécessaires pour un leader ou entrepreneur aujourd’hui ?

Dans une certaine mesure les qualités d’un entrepreneur et d’un leader sont complémentaires. Elles reposent sur le fait de pouvoir identifier les besoins de sa communauté et d’y répondre de manière efficace. Il ne s’agit pas d’une action individuelle où l’objectif est de se mettre en avant et de démontrer ses compétences mais une action collective qui nécessite la participation active de chaque membre de la communauté. Je suis partisane du leadership de service et c’est de là que découle ma volonté de venir en aide aux nécessiteux à travers un investissement concret et à impact.

Vous êtes une Mastercard Foundation Scholar et vous comptez un jour créer une entreprise dans le secteur de l’agroalimentaire. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

Le projet consiste à développer le secteur de l’agroalimentaire au Sénégal avec la transformation des produits agricoles passant par l’amélioration des relations producteur-consommateur, une restructuration industrielle et l’élaboration de stratégies efficientes et adaptées aux structures sociales. Et à plus grande échelle, l’objectif de ce projet est de favoriser une coopération interrégionale dans ce secteur en Afrique facilitant l’intégration économique. Compte tenu des dynamiques mondiales autour du secteur agricole, j’estime qu’il est impératif de le renforcer en Afrique et de pouvoir répondre aux défis alimentaires et environnementaux. Et grâce au camp d’été auquel j’ai participé, je me suis intéressée aux filières de l’agroalimentaire et j’ai eu le privilège de côtoyer des étudiants, des chefs d’entreprises, tous aspirant à contribuer au développement du continent et j’aimerai apporter ma pierre à cet édifice.

Qu’avez-vous appris à Sciences Po qui vous aidera à accomplir ce projet ?

D’une manière générale, j’ai appris à développer mon esprit critique et mes capacités d’analyse sur un sujet donné au travers des modules proposés. Ce fort focus sur les dynamiques politiques, économiques et sociales dans le monde me permettront d’étudier et d’analyser les aspects sur lesquels il faudrait insister pour mener à bien mon projet.

Comment le programme Mastercard Foundation vous accompagne-t-il dans votre expérience à Sciences Po et dans vos projets professionnels ? 

C’est une opportunité en or de pouvoir faire partie de ce programme et de côtoyer d’autres jeunes africains qui partagent cet amour pour l’Afrique. Et grâce à nos responsables que je ne manquerai pas de citer Mme Marie Azuelos et Mme Lucille Amsallem, mes camarades et moi avons pu surmonter les difficultés qui se présentaient à nous tant sur le plan académique que social. Et par rapport à nos projets professionnels, nous avons participé à plusieurs activités nous permettant d’expérimenter des situations valorisantes dans le monde professionnel à l’exemple du Forum Afrique Destination Emplois qui a été organisé à Paris. Par ailleurs, le programme nous offre l’opportunité de nous créer un important réseau grâce à un système de mentorat et des rencontres organisées avec des cadres, des hauts fonctionnaires…

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