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Le numérique permettra-t-il de redresser une satisfaction en recul ?

Résultats du Baromètre santé 360° (11ème vague)
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Présentation des résultats de la 11 ème vague du Baromètre santé 360° le 26 mars dernier réalisée par Odoxa pour le compte de la FHF, la MNH et Orange Healthcare ; avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po et publiée en partenariat avec France Inter et le Figaro Santé.

 

Enseignements clés de cette étude:

I – Aux yeux des Français, leur système de santé est un trésor, ils en sont fiers et toujours satisfaits, mais tous les indicateurs d’image et de satisfaction sont en très nette dégradation

1) Fierté et satisfaction encore apparentes : parmi les grands pays testés, la France est le pays jugé le plus performant en matière de soins, que ce soit par les Français, les médecins ou les directeurs d’hôpitaux. D’ailleurs, les trois-quarts des patients disent être satisfaits de leur dernière expérience à l’hôpital…

2) Mais pourtant, ces bons résultats apparents masquent une situation préoccupante : tous les indicateurs (satisfaction, image, perception du parcours de soin…) se dégradant très fortement et très rapidement

II – Le numérique, le digital, les outils et services liés aux NT apparaissent justement comme un levier puissant de la satisfaction ; un moyen de « remonter la pente »…

1) D’abord, « objectivement » le sentiment de fréquenter un établissement bien doté en matière de NT fait exploser toutes les perceptions positives en termes de satisfaction et d’image

2) Ensuite « subjectivement » les Français comme les acteurs de santé, pensent que le développement du numérique fera gagner du temps aux personnels soignants et permettra d’améliorer la qualité générale des soins dans notre pays

3) Plus globalement, leur Image détaillée des outils numériques et de leur impact en santé est extrêmement positive

III – Mais la demande de l’opinion, ne trouve, pour le moment, pas de réponse auprès des professionnels de santé

1) De façon plus fondamentale (ontologique), l’appétence des Français pour les NT en santé ne se dément pas : elle est même bien plus forte que celle observée auprès des acteurs de santé

2) Les Français ont aussi une attitude tout à fait positive par rapport à l’usage des données de santé, sujet pourtant anxiogène, surtout en ce moment (polémique Facebook)

3) Et pourtant, la recommandation et l’usage d’outils et services numériques est encore très faible, tant auprès des patients que des professionnels de santé, alors que tous semblent y être prêts

Une note d’optimisme tout de même, si les niveaux d’usages et d’équipements actuels des professionnels de santé et des établissements de santé sont encore limités, un frémissement est déjà perceptible dans les radars de l’ASIP-Santé. Partenaire de notre Baromètre 360, l’agence a ainsi relevé en deux ans, une multiplication par 5 des médecins libéraux et par 6,5 des établissements de santé utilisant les messageries sécurisées « MSSanté » pour communiquer sur les données des patients. C’est le signe que les choses commencent bien à « bouger » …

Voir les résultats ici:

Source: site Odoxa:http://www.odoxa.fr/sondage/barometre-360-sante-numerique-permettra-t-de-redresser-satisfaction-recul/

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Réécouter l'intervention de Didier Tabuteau, invité sur France Culture

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Didier Tabuteau est intervenu dans le cadre de l'émission La Grande Table de France Culture, le 23 février dernier, sur le thême "Urgences dans la santé". 

Cliquer pour réécouter l'émission 

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Les Tribunes de la santé - Les réformes perpétuelles

Hiver 2017, n°57
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Hiver 2017, n°57: Les réformes perpétuelles

Si le mouvement perpétuel est une chimère, la réforme perpétuelle parait inscrite dans les gènes de notre organisation sanitaire. L'héliotropisme ou la métropolisation du corps médical étaient constatés dès le XIXème siècle. Le Graal d'une tarification hospitalière éthique et efficiente est poursuivi par la plupart des acteurs hospitaliers depuis près d'un demi-siècle. Les travaux constatant que la prévention est le parent pauvre de notre système de santé sont légion. 

Pourtant l'agenda politique regorge de réformes hospitalières, de plans d'assurance maladie, de négociations conventionnelles et, depuis un quart de siècle, de plans de santé publique. Lois et décrets, conventions et accords cadres n'ont cessé d'accompagner ou de provoquer des transformations profondes de l'organisation sanitaire. 

Il semble ainsi que certaines carences du système de santé résistent avec succès aux velléités réformatrices des autorités publiques, sanitaires et même professionnelles. Avec ce numéro des Tribunes de la santé, il est proposé de s'interroger sur certaines de ces "réformes perpétuelles", pour tenter d'en mesurer les effets, d'en comprendre les limites et d'en tirer des enseignements. 

Dossier: 

  • Travailler à l'articulation soins premiers et second recours : Pourquoi, Comment ?Yann Bourgueil
  • La T2A dans les établissements de santé de cours séjour: réforme inachevée, Roland Cash
  • Alcool : la culture ou la santé, Bernard Basset
  • Le remboursement des frais dentaires, Isabelle Yeni
  • Paiement à l'acte/capitation : une réforme ébauchée mais avortée, Pierre-Louis Bras
  • A la recherche d'une fin de vie apaisée, François Strasse

Agora: 

Demander un titre de séjour pour raisons de santé : que sait-on des systèmes de santé des pays d'origine, Yves Charpak

Entretien avec Thierry Beaudet

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  • Consultation par correspondance
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Cycle des Tribunes de la santé 2018

La "révolution" hospitalière : 1958-2018
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Cycle 2018 des Tribunes de la santé, en partenariat avec Le Concours Médical et la revue Réseaux, Santé & Territoire.
  • 29 mars : Le big bang des ordonnances de 1958, Didier TABUTEAU, Responsable de la Chaire santé de Sciences Po
  • 26 avril : Le médecin hospitalier de 1958 à 2018, Rachel BOCHER, Psychiatre des hôpitaux au CHU de Nantes, Présidente de l'Intersyndicat National des Practiciens Hospitaliers (INPH)
  • 31 mai : La médecine hospitalo-universitaire, André GRIMALDI, Professeur émérite d'endocrinologie-diabétologie au CHU La Pitié-Salpêtrière
  • 28 juin : Médecine générale et CHU, Claude LEICHER, Médecin généraliste, président de MG France de 2009 à 2017
  • 18 octobre : De l'agent des collectivités locales au fonctionnaire hospitalier : une mutation permanente, Danielle TOUPILLIER, Directrice générale du Centre National de Gestion (CNG) des practiciens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière
  • 22 novembre : La démocratie sanitaire à l'hôpital, Alain-Michel CERETTI, Président de France Assos Santé
  • 20 décembre : L'AP-HP en 2028, Martin HIRSCH, Directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP)

Consulter le programme détaillé ici 

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Quel avenir pour les maisons et pôles de santé en France ?

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La Chaire Santé de Sciences Po propose d'organiser en 2018 un séminaire de réflexion, sous la direction d' Henri Bergeron, sur les évolutions des pratiques en soins primaires en France, en collaboration avec la Fédération Française des Maisons et des Pôles de Santé (FFMPS) et le Centre de Sociologie des Organisations (UMR CNR/CSO) et le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP). Ce séminaire aura lieu de janvier à mai 2018.

On décompte aujourd'hui 910 maisons ou pôles de santé en fonctionnement et 334 regroupements pluriprofessionnels en projet et la fréquentation des rencontres annuelles organisées par la FFMPS est chaque année plus élevée.

Est-ce le signe de l'émergence d'un nouveau modèle de l'offre de soins? Ces nouvelles pratiques permettent-elles de répondre aux problèmes de coopération et de démographie médicale qui préoccupent les pouvoirs publics et professionnels? Quel modèle économique permettra d'assurer la pérennité de ces pratiques de soins ? Quels sont les enjeux organisationnels, politiques et sociaux sous-jacents ?

Ce séminaire est divisé en quatre séances thématiques et une séance de bilan. Le séminaire est ouvert à tout professionnel concerné par ces questions. L'inscription à l'ensemble des séances est requise et une participation aux frais de 150 euros est demandée. Une courte lettre de participation motivée est à adresser avant le 18 décembre 2017par courriel à chaire.sante@sciencespo.fr

Consultez les dates et le programme détaillé ici (PDF, 237 Ko)

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