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L'hôpital du futur

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Présentation des résultats de la 9ème vague du Baromètre santé 360° réalisée par Odoxa pour le compte de la FHF, la MNH et Orange Healthcare ; avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po et publiée en partenariat avec France Inter et le Figaro Santé.

Avec la participation de :

Etienne GRASS Chaire santé de Sciences Po, Directeur du pilotage de la transformation, de l'audit et de l'inspection de l'AP-HP, Frédéric VALLETOUX, Président de la Fédération Hospitalière de France, Dr Philippe DENORMANDIE, Directeur Relations Santé, MNH Groupe, Gwenaëlle DE SABRAN, Directrice du marketing, Orange Healthcare, Danielle MESSAGER, Journaliste spécialiste des questions de santé, France Inter, Gaël SLIMAN, Co-fondateur et Président d'ODOXA. 

CHAPITRE I – PANORAMA GENERAL SUR LA SANTE

1) L’hôpital public demeure l’une des rares grandes fiertés nationales, mais son image (toujours bonne : 72% des Français en ont une bonne image) tend à se détériorer depuis ces dernières années (à 28%, la mauvaise image a progressé de 8 points en un an)

2) Cette détérioration observée ne serait qu’un début : les trois-quarts des Français pensent que les soins en France vont se dégrader à l’avenir, et ne font aucune confiance aux pouvoirs publics pour prendre les mesures nécessaires afin de redresser la situation : seuls 33% des Français ont le sentiment que cette question de l’avenir des établissements de santé est bien prise en compte par les pouvoirs publics.

3) Une autre dimension est jugée de plus en plus négativement et suscite inquiétudes et attentes d’amélioration pour l’avenir : le parcours de soin et, plus globalement, la place du patient et les relations « patients-médecins-hôpitaux »

Face à cette perception d’une détérioration à tous les niveaux et sur tous les paramètres d’image, il est capital de penser un hôpital de demain susceptible de garantir les fondamentaux de santé auxquels les Français tiennent tant. Ce sont ces dimensions que nous avons investiguées dans le chapitre sur « L’HOPITAL DE DEMAIN »…

CHAPITRE II – PROJECTION SUR LA SANTE ET L’HOPITAL DE DEMAIN

1) Un hôpital au cœur des dispositifs de prévention et où l’ambulatoire tiendra une place de plus en plus importante. En effet, les Français sont 92% à penser que l’hôpital du futur devrait être un acteur clé du dispositif de prévention en santé. L’ambulatoire est plébiscité par les Français, 85% se disent prêts à accepter une hospitalisation ambulatoire pour une opération et, en cas de pathologie lourde, les deux-tiers (64%) préféreraient être soignés chez eux et n’aller que de temps en temps à l’hôpital.

2) Un développement des outils numériques dans la santé à la fois pronostiqué et plébiscité pour l’avenir : 85% de nos concitoyens sont convaincus que le développement des outils numériques dans le domaine de la santé permettra d’améliorer le parcours du patient à l’hôpital.

3) Hôpital et gouvernance du système de santé : les Français aspirent à un hôpital à la fois décentralisé (52% préfèrent avoir accès à un grand hôpital potentiellement plus loin mais concentrant de nombreuses spécialités, et 69% seraient prêts à renoncer à avoir un établissement proche à condition d’avoir une plus grande qualité et sécurité de soins), au cœur de la coordination des acteurs de santé de ville (83% des Français estiment que l’hôpital doit l’être), et, « GHT-isé » car les Français estiment largement que les GHT sont une bonne chose que ce soit, entre autres, pour l’accès au soin pour tous (75%), pour faire face aux déserts médicaux (74%) ou même pour notre système de santé en général (76%).

Slides de la présentation (PDF 1.7 Mo):

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Dépénalisation de l'usage des drogues: enjeux et défis

Jeudi 5 Octobre de 19h15 à 21h15
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Le LIEPP, le CSO, la Chaire Santé de Sciences Po, le CNAM et la Global Commission on Drug Policy ont le plaisir de vous inviter à la table ronde :

Dépénalisation de l'usage des drogues: enjeux et défis  

Jeudi 5 octobre 2017 de 19h15 à 21h15

Amphithéâtre Caquot, 28 rue des Saints Pères - 75007 Paris

Cette conférence vise à susciter le débat autour de la question de la dépénalisation de l'usage des drogues, notamment dans le cadre du projet de loi sur la contraventionnalisation de l'usage du cannabis annoncé par le gouvernement français. Quels sont les effets attendus d'un tel projet? Ce projet présente-t-il des risques? Que nous disent les expériences d'autres pays sur ces questions?

Intervenants:

Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la Confédération suisse et conseillère fédérale en charge de la santé publique et des assurances sociales 

Michel Kazatchkine, professeur en médecine, ancien directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

 La conférence sera introduite par Monsieur Frédéric Mion, directeur de Sciences Po.

Modérateurs:

Henri Bergeron, chercheur rattaché au CSO et affilié au LIEPP, co-directeur du «do­maine santé » aux Pres­ses de Scien­ces Po et co­ordinateur scien­ti­fique de la Chaire Santé de Sci­en­ces Po  

Didier Jayle, médecin, professeur d’addictologie au CNAM, ancien président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie

Slides de la présentation (PDF, 639 Ko)

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Baromètre santé 360

Grand âge, dépendance et accompagnement du vieillissement
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 La hutième vague du Baromètre Santé 360 réalisée en juin 2017 a porté sur le thème Grand âge, dépendance et accompagnement du vieillissement, réalisé par Odoxa pour Orange Healthcare, la MNH, la FHF et Ramsay-Générale de Santé, publié en partenariat avec France Inter et le Figaro Santé et avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po.

Voici une synthèse des résultats :

Chapitre 1 Panorama général des perceptions des Français sur l’accompagnement du vieillissement et la dépendance : un sujet de préoccupation majeur pour les Français
1) C’est un sujet de préoccupation majeur : près de 9 Français sur 10 jugent ce sujet important et les trois-quarts (73%) des plus de 65 ans se sentent concernés. Or, les deux-tiers des Français (68%) jugent insatisfaisante la prise en charge actuelle et (65%) se disent inquiets de leur capacité à accéder aux services/aides dont ils pourraient avoir besoin en vieillissant.
2) Car, comme les directeurs d’EHPAD le savent très bien, les Français, s’ils ont une bonne image des personnels, ont une mauvaise image de ces établissements d’accueil pour les personnes âgés, étant convaincus (84%) qu’ils manquent cruellement de moyens
3) Les inquiétudes des Français concernant leur vieillissement portent essentiellement sur la santé, et plus particulièrement sur les troubles cognitifs (Alzheimer, sénilité précoce…). S’ils inquiètent tant les Français, c’est qu’ils sont persuadés que ce sont les troubles pour lesquels il existe le moins de solutions de prise en charge

Chapitre 2 – Situation vécue par les Français en matière de vieillissement et dépendance, problèmes rencontrés et craintes pour l’avenir ; cas particulier des Aidants Familiaux
1) Plus d’un Français sur deux (52% contre 48%) est inquiet concernant la façon dont il gérera son propre vieillissement. Et c’est la perte d’autonomie qui les inquiète le plus. Or, 8 Français sur 10 méconnaissent les dispositifs de prise en charge de la perte d’autonomie et les trois-quarts les jugent complexes, peu efficaces, pas adaptés à leurs besoins et peu accessibles. Pour faire face à ces problèmes, 6 Français sur 10 ont déjà prévu des « parades ».
2) Confrontés à leur perte d’autonomie, les Français préféreraient rester chez eux en adaptant leur domicile plutôt que d’intégrer un établissement spécialisé. Mais, s’ils étaient atteints de troubles cognitifs, en revanche, les Français pensent qu’il leur faudrait intégrer un établissement spécialisé.
3) Le cas particulier des « aidants-familiaux » : ils représentent près de 8 millions et demi de Français, dans l’ignorance totale des professionnels de santé qui sous-estiment leur nombre. plus de 8 aidants sur 10 ne bénéficient d’aucune aide et 1 sur 2 d’aucune solution de recours … Résultat, 7 aidants sur 10 ne s’estiment pas aidés par les pouvoirs publics.

Chapitre 3 : Les attentes concernant la prise en charge du vieillissement et de la dépendance sont nombreuses, que ce soit à l’égard de l’Etat ou concernant les avancées liées aux nouvelles technologies.
1) Français comme professionnels de santé sont persuadés que la santé connectée constitue une formidable opportunité pour la santé des personnes âgées. Les outils connectés sont déjà largement utilisés (par 61% des plus de 60 ans) même si tout le monde convient que leur usage est insuffisamment exploité par les professionnels de santé et les pouvoirs publics. D’ailleurs les Français comme les professionnels de santé sont plus de 8 sur 10 à plébisciter un financement spécifique de l’Etat pour les technologies d’aide au maintien à domicile.
2) Au-delà de l’amélioration et du développement des nouveaux outils (NT), les Français en appellent surtout à un effort de l’Etat : 9 Français sur 10 jugent que les politiques publiques ne sont pas adaptées, laissant un trop important « reste à charge aux familles ». Du coup, les deux-tiers des Français seraient favorables à la création d’un « 5ème risque » dédié au financement public de la prise en charge du vieillissement.

Pour consulter la présentation intégrale des résultats, cliquez ici

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Tribunes de la santé n°55

La santé-business
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Dernier numéro (été 2017, n°55) : La santé-business

Santé. La notion résiste victorieusement aux tentatives de délimitation. De l’absence de maladie ou d’infirmité à l’état de complet bien-être physique, mental et social, du normal au pathologique, ses limites ouvrent plus de perspectives qu’elles ne tracent de frontières. Et chacun en redessine quotidiennement les contours individuels au gré de la crainte ou de la survenue de maladies ou de handicaps mais aussi du désir de performance ou de jeunesse prolongée...
Si la demande de santé a permis le développement d’un système médical développé et, au fil du temps, de plus en plus efficace et pertinent, elle a également servi de levier à l’expansion d’une « santé-business » à laquelle les Tribunes de la santé ont décidé de s’intéresser. Le champ de cette économie florissante est aussi large que contrasté.

Dossier

  • Médecins et charlatans au XIXè siècle en France, Nicole Edelman
  • Les produits frontières, Nathalie Homobono, Raphaëlle Bove
  • Le disease mongering à l'heure de la médecine "personnalisée", Collectif Formindep
  • Une "consultocratie" hospitalière, Nicolas Belorgey, Frédéric Pierru
  • Les "recettes" de médecine cartonnent, Marc Payet
  • Menaces sur la santé : l'explosion des dérives sectaires, Serge Blisko
  • Les nouveaux démiurges, Hélène Delmotte

Agora

  • Pour des agences régionales de santé dotées de plus de moyens de régulation,  Pierre-Henri Bréchat, Alain Lopez

Entretien

Nous créons du lien entre les patients et les médecins, Marina Carrère d'Encausse

Document

La santé dans la publicité

Se procurer le numéro vers les Editions de Santé ou les Presses de Sciences Po.

Certificat Parcours et territoires de santé

Executive Education
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10 jours de formation pour cadres du secteur de la santé

Une formation certifiante pour faire face aux nouveaux défis du sytème de santé, et transformer en profondeur votre activité. Les objectifs :

  • Appréhender les enjeux organisationnels, économiques et réglementaires des parcours de santé 
  • Intégrer les processus de décisions et le rôle des acteurs dans l'organisation du système de soins 
  • Disposer de pratiques managériales, de négociation et de conduite de projet adaptées

Informations Pratiques

Durée : 10 jours

Format : 6 modules d'une journée et demi et un module final d'une journée

Commissions d'admission : 28 avril 2017, 30 juin et 31 août

Lieu : Sciences Po campus de Paris

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