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Quel avenir pour les maisons et pôles de santé en France ?

Séminaire de réflexion sur l'évolution des pratiques en soins primaires
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La Chaire Santé de Sciences Po propose d'organiser en 2018 un séminaire de réflexion, sous la direction d' Henri Bergeron, sur les évolutions des pratiques en soins primaires en France, en collaboration avec la Fédération Française des Maisons et des Pôles de Santé (FFMPS) et le Centre de Sociologie des Organisations (UMR CNR/CSO) et le Laboratoire Interdisciplinaire d'Evaluation des Politiques Publiques (LIEPP). Ce séminaire aura lieu de janvier à mai 2018.

On décompte aujourd'hui 910 maisons ou pôles de santé en fonctionnement et 334 regroupements pluriprofessionnels en projet et la fréquentation des rencontres annuelles organisées par la FFMPS est chaque année plus élevée.

Est-ce le signe de l'émergence d'un nouveau modèle de l'offre de soins? Ces nouvelles pratiques permettent-elles de répondre aux problèmes de coopération et de démographie médicale qui préoccupent les pouvoirs publics et professionnels? Quel modèle économique permettra d'assurer la pérennité de ces pratiques de soins ? Quels sont les enjeux organisationnels, politiques et sociaux sous-jacents ?

Ce séminaire est divisé en quatre séances thématiques et une séance de bilan. Le séminaire est ouvert à tout professionnel concerné par ces questions. L'inscription à l'ensemble des séances est requise et une participation aux frais de 150 euros est demandée. Une courte lettre de participation motivée est à adresser avant le 18 décembre 2017par courriel à chaire.sante@sciencespo.fr

Consultez les dates et le programme détaillé ici (PDF, 237 Ko)

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Design en santé : comment changer d'échelle ?

Séminaire 12 et 15 janvier 2018
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La Chaire Santé de Sciences Po, en partenariat avec l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) organise un séminaire d'études sur le design dans le secteur de la santé les 12 et 15 janvier 2018 à Sciences Po de 9h15 à 18h00.

L'intégration du design dans le champ de la santé participe à l'amélioration des conditions d'usage, de confort et de bien-être, en proposant des solutions innovantes à la faveur des évolutions technologiques et numériques. Une part croissante de l'activité des grandes écoles de Design, en France et à l'étranger, est aujourd'hui consacrée à des projets qui, directement ou indirectement, concernent le soin ou le vieillissement.

Faire que les traitements soient appropriés et réellement absorbés, que la technologie toujours plus présente dans les espaces hospitaliers n'altère pas le lien de confiance avec le patient, que les applicatifs toujours plus envahissants dans le quotidien des professionnels améliorent leur qualité de vie sont trois défis devenus centraux. Chacun implique de créer des ponts entre le design et les acteurs de la santé.

Ce séminaire est ouvert à un public de professionels ayant un intérêt particulier pour ces problématiques pour un nombre de places limitées. La présence est requise pour l'ensemble des séances et la participation aux frais demandés s'élève à 120 euros. Une lettre de demande de participation motivée est à adresser par courriel à chaire.sante@sciencespo.fr avant le 5 janvier 2018.

Consultez le programme détaillé ici (PDF, 180 Ko)

"Il y a d'autres réponses que punitives"

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Faut-il dépénaliser le cannabis ? Le légaliser ? Ou encore le “contraventionnaliser”, terme souvent entendu dans les propositions du gouvernement ? Deux membres de la Global Commission on Drug Policy, Michel Kazatchkine, ancien directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, et Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération suisse, sont venus s’exprimer à Sciences Po lors d’un débat organisé avec Henri Bergeron, coordinateur scientifique de la Chaire santé de Sciences Po, et Didier Jayle, professeur d’addictologie au CNAM.

L’échec de la politique actuelle

« Si l’on regarde la période des 40 dernières années, le but que s’est fixé la politique de répression des drogues n’est pas atteint ». Pour Michel Kazatchkine les preuves de l’inefficacité de la politique de prohibition ne sont plus à trouver : il y a plus de substances sur les marchés illégaux, ces substances sont plus disponibles qu’avant, et la consommation augmente. Continuer avec une politique qui est coûteuse, qui pose des enjeux en termes de la liberté de disposer de son propre corps et, surtout, qui induit une culture de l’illégalité par la violation réelle et massive de la loi, ne peut plus, à ses yeux, être une option.

Mais au-delà des problèmes intrinsèques à la politique de répression, c’est l’application de la politique qui provoque une grande série de conséquences négatives. D’une part, explique Michel Kazatchkine, la pénalisation de la consommation a aggravé l’épidémie de sida et continue à influer aujourd’hui sur la diffusion des maladies comme la tuberculose et les hépatites. D’autre part, la « guerre contre la drogue » a permis le développement d’une violence étatique et paraétatique, ainsi que de la corruption dans de nombreuses parties du monde. Sans oublier que les incarcérations massives, touchant davantage des personnes racisées , sont réelles, et que « la répression est utilisée depuis toujours comme un outil de contrôle social ». Et, selon ce médecin, aux questions de santé, sécurité et droits humains peuvent encore se rajouter des enjeux en termes géopolitiques ou de gestion de la ville…

De nouvelles voies ?

Compte-tenu de l’état du débat actuel sur la dépénalisation en France, Ruth Dreifuss explique qu’il n’existe pas un chemin unique à suivre. Les expériences internationales sont nombreuses, et vont de la simple « tolérance » à l’égard de la consommation (comme ce qui est fait aux Pays-Bas), jusqu’à une suppression formelle de la peine pour consommation du cadre pénal. Et, sur ce point, les exemples sont aussi nombreux, car le changement peut concerner une ou toutes les drogues (Portugal), et peut remplacer la punition pénale par une punition administrative (Israël), ou supprimer, tout simplement, la sanction (Colombie).

Deux aspects restent cruciaux pour Ruth Dreifuss. D’une part, il faut sortir du cadre pénal car l’ouverture d’un casier judiciaire est une entrave réelle dans les sociétés contemporaines. D’autre part, il faudrait aussi dépénaliser ce qu’elle appelle « les actes préparatoires à la consommation », c’est-à-dire la production ou le transport, pour empêcher que la nouvelle normativité reproduise la logique punitive existante aujourd’hui.

Ainsi, sur le débat actuel en France, Ruth Dreifuss déclare que « tout petit pas en avant est une bonne chose, mais si ce petit pas va dans la mauvaise direction alors il vaut mieux y renoncer ». Pour elle, un projet de contraventionnalisation de l’usage simple de cannabis  n’est pas cohérent avec la réalité du pays, car la consommation est une des plus élevées d’Europe, et, d’après un sondage financé en partie par le Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po en 2016, 84% de la population considère que la politique actuelle est inefficace et un Français sur deux (50%) est favorable à l’autorisation de la consommation de cannabis sous certaines conditions.

Pour ces spécialistes, la France serait une « anomalie anthropologique » en raison de la difficulté que le débat a à s’implanter social et politiquement. Or, les grands enjeux aujourd’hui ne seraient pas produits par les substances elles-mêmes, mais par la politique qui peine à les encadrer. Selon Ruth Dreifuss, « c’est par une régulation des marchés de la drogue, regardant la dangerosité et les conséquences des différentes substances, que nous devons nous orienter ».

Article rédigé par Luis Rivera-Velez, doctorant à Sciences Po.

“Dépénalisation de l'usage des drogues: enjeux et défis, un débat organisé par le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP), la Chaire Santé et le Centre de sociologie des organisations (CSO) de Sciences Po.

 

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Les Tribunes de la santé n°56

La ville et la santé
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Automne 2017, n°56: La ville et la santé

Ville et santé. Le rapprochement des deux notions ne va pas de soi. La ville peut être perçue comme un lieu de concentration de populations propice au développement des épidémies, à l'exacerbation des risques sociaux ou environnementaux et à la multiplication des facteurs d'accidents, de fatigue et de stress. La dialectique de la ville et de la santé renvoie alors aux images sombres des épidémies de choléra du XIXème siècle, aux épais nuages de pollution qui recouvrent certaines métropoles et aux transhumances éreintantes des habitants des banlieues. Elle évoque aussi la délinquance mortifère de certains quartiers et les taudis ou les "bidonvilles" où sont fréquemment confinés les déshérités. 

La ville est également cet espace priviligié où peuvent être conçus et réalisés de vastes programmes d'assainissement et de développement, ce périmètre où se concentrent les professionnels de santé comme les établissements hospitaliers les plus modernes. Elle contribue au bien-être de sa population par l'animation sociale et culturelle de ses quartiers et est en mesure, par la mobilisation des moyens qu'elle induit, de proposer d'ambitieux programmes de promotion de la santé et de l'éducation. Elle est enfin souvent le symbole de l'amélioration de l'hygiène et du confort des logements depuis 1945. 

Pour tenter de dépasser ces visions contradictoires, la revue a proposé à des experts et des professionnels de différents horizons de livrer à ses lecteurs, sous le prisme de leur spécialité, une analyse du couple singulier que forment la ville et la santé. 

Dossier

  • L'intestin de la grande ville; les égouts et l'hygiène à Paris à la fin du XIXème siècle, Patrick Zylberman
  • La santé dans les grandes métropoles, Bernard Jomier, Lucas Surel
  • L'accidentalité en agglomération, Claude Got
  • La ville dans le droit de la santé, Didier Truchet
  • Ateliers santé ville: des dynamiques territorialisées de santéDider Febvrel
  • Santé publique et urbanisme, Michel Cantal-Dupart

Agora

  • Rôle des soins et de la santé publique dans la prévention des atteintes à la santé et à la solidaritéClaude Béraud
  • La réglementation française de l'alcool en milieu sportif: entre enjeux économiques, sanitaires et sociaux, Yannick le Hénaff, Miléna Spach
  • La répartition spatiale inégale de l'offre de soins à Annaba (Est algérien), Amar Azzouzi, Abdelhak Acidi

Entretien avec Valérie Fourneyron

Document

  • Les égouts de Paris au 1er Janvier 1889
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22 janvier, 8h30 -10h00, L'humain dans la santé

Résultats du Baromètre santé 360 (10 ème vague)
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Présentation des résultats de la 10 ème vague du Baromètre santé 360° réalisée par Odoxa pour le compte de la FHF, la MNH et Orange Healthcare ; avec le concours scientifique de la Chaire santé de Sciences Po et publiée en partenariat avec France Inter et le Figaro Santé.

Avec la participation de :

Didier TABUTEAU Chaire santé de Sciences Po, Directeur du pilotage de la transformation, de l'audit et de l'inspection de l'AP-HP
Frédéric VALLETOUX, Président de la Fédération Hospitalière de France
Dr Philippe DENORMANDIE, Directeur Relations Santé, MNH Groupe


et les porte-paroles d'Odoxa, d'Orange Healthcare, du Figaro Santé et de France Inter

 

Pour s'inscrire, merci d'adresser un message à l'adresse suivante : contact@odoxa.fr

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