Les Études du CERI

 

Les études du CERI

La particularité des Études du CERI est de proposer des analyses qui peuvent tout autant éclairer les non spécialistes que servir de référence aux chercheurs. Quel qu’en soit le thème – un enjeu global majeur ou une évolution spécifique au « local » – chaque volume obéit aux règles d’une publication scientifique à comité de lecture, la double évaluation anonyme par les pairs étant appliquée lors de la sélection des textes. Autre trait significatif de cette collection, chaque livraison est le fruit d’une enquête de terrain réalisée par l’auteur.

En plus des monographies, la collection offre deux publications collectives à périodicité annuelle, consacrées l’une à l’Amérique latine, l’autre à l’Eurasie. Tous les volumes parus depuis 1995 sont disponibles en libre accès sur ce site.

Rédactrice en chef : Judith Burko, judith.burko@sciencespo.fr, tél. +33158717004

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2007 (volume 2)
N°142
Décembre 2007
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2007 (volume 2) / Les Études du CERI, N°142, Décembre 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2007 (volume 1)
N°141
Décembre 2007
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2007 (volume 1) / Les Études du CERI, N°141, Décembre 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Alexandrine Brami Celentano, Jean-Marc Siroën

Mondialisation et politique fiscale au Brésil
N°140
Décembre 2007
Acteurs transnationaux, Amérique latine et Caraïbes, Brésil, Echanges économiques, Etat, Gouvernance, Marchés/finances, Mondialisation, Pays émergents, Politiques sociales, Les études du CERI

Depuis les années 1970 on observe dans le monde un mouvement de démocratisation, d’ouverture et de décentralisation. Le Brésil a suivi cette tendance avec une constitution démocratique et décentralisatrice et une politique libérale d’ouverture. Toutefois, depuis le plan Real (1993), on y observe une tendance à la recentralisation. La forte augmentation des dépenses publiques se réalise au profit de l’Union qui impose de nouvelles contraintes aux États et Municipalités. Si l’intégration internationale est souvent associée à la limitation des prélèvements et à la décentralisation, le Brésil s’écarterait de la tendance générale. Toutefois l’intégration du Brésil est récente et limitée. Elle ne semble pas avoir aggravé des inégalités qui justifieraient un transfert « centralisé » des régions « gagnantes » vers les régions « perdantes ». La recentralisation budgétaire associée à l’augmentation des dépenses s’explique en partie par la volonté de réduire les inégalités initiales et de développer la protection sociale. Nous montrons qu’elle est aussi la conséquence de la structure fiscale et, notamment, de la nature des prélèvements sociaux et du mode d’imposition de la TVA (ICMS) prélevée par les États.

Comment citer ce volume :

Alexandrine Brami Celentano, Jean-Marc Siroën

, Mondialisation et politique fiscale au Brésil / Les Études du CERI, N°140, Décembre 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
L’opération Althea en Bosnie-Herzégovine et la gestion européenne du « post-conflit »
N°139
Novembre 2007
Balkans, Bosnie-Herzégovine, Organisations internationales, Paix/maintien de la paix, Règlement des conflits, Sécurité internationale, Union européenne, Les études du CERI

Le 2 décembre 2004, dans le cadre de l’opération militaire multinationale Althea, l’Union européenne a pris la relève des forces déployées en Bosnie-Herzégovine par l’OTAN après la signature des Accords de Dayton. Ce déploiement militaire européen, présenté par ses initiateurs comme un test majeur pour la PESD, s’inscrit dans une dynamique d’européanisation des dispositifs internationaux déployés dans le pays. A travers l’analyse d’Althea, il s’agit de réfléchir ici à l’émergence de savoir-faire européens en matière de gestion militaire et civile des sorties de conflit. Abordant Althea à partir des expériences des acteurs de terrain, la réflexion porte en particulier sur les conditions d’inscription de la présence européenne dans une histoire plus longue des interventions internationales en Bosnie-Herzégovine, les difficultés de l’articulation entre les divers acteurs européens et les défis d’une appropriation, par les acteurs locaux comme par les militaires déployés, de la mission « européenne ». L’étude souligne enfin la complexité de la formulation d’une politique européenne d’exit, dont la rationalité obéit davantage à des logiques institutionnelles intraeuropéennes qu’à une évaluation sereine de la situation en Bosnie- Herzégovine.

Comment citer ce volume : Nadège Ragaru, L’opération Althea en Bosnie-Herzégovine et la gestion européenne du « post-conflit » / Les Études du CERI, N°139, Novembre 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Bayram Balci

Le renouveau islamique en Azerbaïdjan, entre dynamiques internes et influences extérieures
N°138
Octobre 2007
Asie centrale/Caucase, Azerbaïdjan, Démocratisation, Nationalisme, Ordre politique, Religions, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

L’Azerbaïdjan post-soviétique est le théâtre d’un renouveau de l’islam dans l’espace public, conséquence directe de la sortie de l’empire et de l’accession à l’indépendance qui s’est traduite par une réhabilitation du religieux, voire par l’intégration de l’islam à la nouvelle politique identitaire nationale. L’Azerbaïdjan se singularise dans toute l’ex-URSS par le fait qu’il est le pays musulman le plus laïcisé à cause d’une entrée précoce dans le giron de la Russie et parce qu’il fut longtemps le terrain d’affrontements idéologiques entre les Empires perses chiites et l’Empire ottoman sunnite. La convergence de facteurs internes – un islam préservé en dépit d’une politique soviétique antireligieuse – et externes – l’influence des pays voisins, Turquie, Iran et monde arabe – a présidé à la recomposition de l’islam azerbaïdjanais après la chute du communisme. Soucieux de préserver une laïcité qui fait la fierté de ses élites et de veiller à ce que le renouveau religieux ne crée pas de tensions entre les deux composantes (chiite et sunnite) de sa population, l’Etat a mis en place, avec difficulté et parfois une certaine maladresse, une politique religieuse loin d’être acceptée par tous. Toutefois, même contestées dans leur gestion de l’islam, les autorités azerbaïdjanaises contrôlent le phénomène religieux par une politique qui oscille entre tolérance et répression.

Comment citer ce volume :

Bayram Balci

, Le renouveau islamique en Azerbaïdjan, entre dynamiques internes et influences extérieures / Les Études du CERI, N°138, Octobre 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Côte d’Ivoire : les jeunes « se lèvent en hommes ». Anticolonialisme et ultranationalisme chez les Jeunes patriotes d’Abidjan
N°137
Juillet 2007
Acteurs transnationaux, Afrique de l'Ouest, Colonisation/décolonisation, Conflits/guerres, Côte d'Ivoire, Nationalisme, Ordre politique, Organisations internationales, Politiques de sécurité, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

Depuis le début de la guerre en 2002, un mouvement social d’ampleur inédite s’est affirmé en Côte d’Ivoire, celui de la « Jeunesse patriotique », qui se mobilise dans la violence d’un discours ultranationaliste et anticolonialiste. Encadrés par des organisations de masse qui quadrillent l’espace urbain, les Jeunes patriotes sont devenus des acteurs centraux du jeu politique et une arme de choc au service du pouvoir. Tout en reconnaissant cette instrumentalisation politique, l’Etude dépasse les lectures fonctionnalistes du phénomène des Jeunes patriotes pour tenter d’en saisir les ressorts sociologiques et d’en mesurer la portée. Fondée sur des enquêtes inédites menées à Abidjan auprès de militants de base de la « galaxie patriotique », elle démontre que dans la grande geste nationaliste se joue également l’émergence d’une nouvelle génération politique, passée par le syndicalisme étudiant de la Fesci, qui aujourd’hui réclame violemment des droits et une reconnaissance sociale. Le registre anticolonialiste apparaît, dans cette hypothèse, comme un langage d’énonciation d’une révolution générationnelle, d’émancipation d’une fraction de la jeunesse ayant expérimenté la violence dans la lutte syndicale et dans la guerre. Elle s’interroge in fine sur l’influence de ce phénomène quant aux perspectives de sortie de crise. Par-delà ses dimensions institutionnelles, l’accord de Ouagadougou n’ouvre-t-il pas la voie à un changement de génération politique, celles des « fescistes » – patriotes et rebelles confondus – qui aura su s’imposer aux héritiers de l’houphouëtisme ?

Comment citer ce volume : Richard Banégas, Côte d’Ivoire : les jeunes « se lèvent en hommes ». Anticolonialisme et ultranationalisme chez les Jeunes patriotes d’Abidjan / Les Études du CERI, N°137, Juillet 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Isabelle Rousseau

A la recherche d’une meilleure gouvernance d’entreprise : Petróleos Mexicanos (Pemex)
N°136
Juillet 2007
Amérique latine et Caraïbes, Echanges économiques, Environnement, Etat, Gouvernance, Marchés/finances, Mexique, Mondialisation, Multinationales/entreprises, Privatisation, Les études du CERI

Dans un environnement complexe, où se multiplient les incertitudes et les risques sur les plans économique, géopolitique et climatique, les compagnies pétrolières – nationales et internationales – ont cherché à rationaliser leurs structures organisationnelles pour mieux résister à la compétition. C’est le problème qu’affronte Pemex, la société nationale pétrolière mexicaine qui occupe le troisième rang mondial en termes de production de pétrole. Le processus de réformes n’est pas aisé car il implique des changements à la Constitution alors que, avec le processus de démocratisation du pays, aucune force ne domine l’échiquier politique. Les équipes qui ont dirigé Pemex depuis le début des années 1990 se sont efforcées de répondre aux questions suivantes : quelles sont les modalités organisationnelles qui, dans un tel contexte, pourraient permettre à Pemex de conserver son statut d’entreprise d’Etat tout en fonctionnant d’après les modalités et les critères en vigueur dans le secteur privé ? Plus concrètement, comment simuler un environnement de marché au sein d’un monopole d’Etat sans modifier le texte constitutionnel, comment forger une nouvelle culture d’entreprise alors que le tout puissant syndicat pétrolier fonctionne selon une vieille logique corporatiste et comment introduire des critères de responsabilité sociale lorsque les traditions discrétionnaires ont été de mise ? Face aux réponses que ces responsables ont apportées, quel bilan peut-on faire aujourd’hui des réformes entreprises ?

Comment citer ce volume :

Isabelle Rousseau

, A la recherche d’une meilleure gouvernance d’entreprise : Petróleos Mexicanos (Pemex) / Les Études du CERI, N°136, Juillet 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Somalie : un nouveau front antiterroriste ?
N°135
Juin 2007
Afrique de l'Est et Corne de l'Afrique, Conflits/guerres, Justice, Ordre politique, Organisations internationales, Règlement des conflits, Sécurité internationale, Somalie, Terrorisme, Vie politique/systèmes politiques, Violence, Les études du CERI

La crise somalienne a été appréciée par la communauté internationale à l’aune de ses intérêts plus que dans sa réalité nationale. Après avoir échoué à concevoir une véritable réconciliation entre 2002 et 2004, les pays occidentaux se sont préoccupés de faire survivre un gouvernement sans véritable légitimité, mais soutenu par l’Ethiopie et le Kenya. L’émergence des Tribunaux islamiques en juin 2006 a reconfiguré la donne. Plus que leur radicalisation, deux arguments ont décidé du retour de la guerre : l’Ethiopie ne pouvait accepter de voir surgir sur son flanc sud un pouvoir autonome et ami de l’Erythrée, les Etats-Unis voulaient affirmer l’absolue primauté de la lutte antiterroriste sur toute autre considération. Une telle posture permettait de tester une nouvelle doctrine de sécurité donnant au Pentagone un ascendant sur la poursuite des supposés terroristes et permettant de coopter de nouvelles puissances régionales sur le continent africain, les alliés européens se montrant une fois de plus singulièrement atones face à cette nouvelle dérive militariste de Washington. Incapable d’occuper l’espace politique, le gouvernement transitoire somalien a poussé à la radicalisation. La perspective d’un nouvel Irak à l’africaine se dessinait dès la précaire victoire de l’Ethiopie en janvier 2007.

Comment citer ce volume : Roland Marchal, Somalie : un nouveau front antiterroriste ? / Les Études du CERI, N°135, Juin 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Ioulia Shukan

Ukraine : les principaux enjeux de la vie politique depuis la Révolution orange
N°134
Avril 2007
Economie politique, Etat, Europe centrale et orientale, Ordre politique, Privatisation, Ukraine, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Depuis la Révolution orange de l’automne 2004 qui a permis l’arrivée au pouvoir de l’ancienne opposition politique réunie autour de la candidature de Viktor Iouchtchenko, l’Ukraine connaît une nouvelle phase de transition. Si le changement est perceptible sur de nombreux plans, l’héritage économico-politique du régime autoritaire de Leonid Koutchma continue à peser sur la vie politique du pays. La combinaison d’une approche sociologique des acteurs et d’une analyse institutionnelle permet d’évaluer les changements à partir de deux enjeux clefs : la dissociation du pouvoir politique et des intérêts économiques et la réforme constitutionnelle. L’attitude de l’équipe orange au pouvoir à l’égard des oligarques a beaucoup évolué, passant de la menace d’expropriations par reprivatisation à la reconnaissance de leur poids dans l’économie nationale. Un retour sur les termes de la réforme constitutionnelle permet de montrer que si celle-ci a rendu possible une cohabitation politique inédite au sommet de l’Etat entre un Président et un Premier ministre de tendances opposées, elle rencontre cependant de sensibles difficultés de mise en place, donnant lieu à des conflits d’interprétation et à des affrontements entre les chefs de l’Etat et du gouvernement pour la redéfinition de leurs champs de compétences respectifs. Ces transformations ont pour conséquence une modification récurrente des règles du jeu politique et sont susceptibles de remettre en cause les progrès accomplis sur le plan de la démocratisation.

Comment citer ce volume :

Ioulia Shukan

, Ukraine : les principaux enjeux de la vie politique depuis la Révolution orange / Les Études du CERI, N°134, Avril 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
La présence chinoise au Cambodge. Contribution à une économie politique violente, rentière et inégalitaire
N°133
Février 2007
Acteurs transnationaux, Asie du Sud-Est, Cambodge, Diasporas, Echanges économiques, Gouvernance, Marchés/finances, Pays émergents, Puissance, Les études du CERI

Depuis une dizaine d’années, l’aide et l’investissement chinois au Cambodge ont crû de manière exponentielle, ce qui est révélateur de la montée en puissance de la Chine populaire, notamment dans les pays où elle peut s’appuyer sur une importante communauté chinoise d’outre-mer. Or l’aide chinoise, libre de toute rhétorique démocratique, peut autoriser les gouvernements qui en bénéficient à s’affranchir des conditionnalités imposées par les bailleurs de fonds, le Cambodge étant l’un des pays les plus tributaires de l’aide publique au développement. Une analyse en termes de contingence historique renvoie à la conjonction de deux processus d’accaparement rentier de l’économie, en Chine comme au Cambodge. De fait, l’aide et l’investissement chinois contribuent à consolider une économie politique fondée tout à la fois sur l’arbitraire, le renforcement des inégalités et de la violence, et le chevauchement des positions de pouvoir et d’accumulation. A cet égard, l’aide des autres donateurs est partie prenante de l’analyse, non seulement parce qu’elle se trouve désormais en concurrence avec l’aide chinoise, mais aussi, et avant tout, parce qu’elle a concouru depuis les Accords de Paris, certes indirectement, à asseoir le pouvoir du Premier ministre Hun Sen.

Comment citer ce volume : Françoise Mengin, La présence chinoise au Cambodge. Contribution à une économie politique violente, rentière et inégalitaire / Les Études du CERI, N°133, Février 2007, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2006 (volume 2)
N°132
Décembre 2006
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2006 (volume 2) / Les Études du CERI, N°132, Décembre 2006, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Jean-Pierre Pagé

Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2006 (volume 1)
N°131
Décembre 2006
Comment citer ce volume :

Jean-Pierre Pagé

, Tableau de bord des pays d'Europe centrale et orientale 2006 (volume 1) / Les Études du CERI, N°131, Décembre 2006, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].
Norvège : avantages et aléas de la cohésion sociale
N°130
Novembre 2006
Economie politique, Energies/ressources naturelles, Europe occidentale, Migrations, Mondialisation, Norvège, ONG/société civile, Politiques sociales, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

La cohésion sociale apparaît comme une caractéristique fondamentale du « modèle norvégien ». Ce pays constitue même une sorte de laboratoire en la matière, permettant de mesurer les effets à la fois positifs et négatifs d’une telle priorité, mais également de s’interroger sur ses composantes. L’homogénéité ethnique et culturelle qui caractérise historiquement la Norvège est dans une large mesure à l’origine du modèle social-démocrate norvégien, c’est-à-dire de politiques économiques et sociales visant à renforcer la cohésion sociale. Si cette stratégie a permis à la Norvège d’obtenir des performances exceptionnelles, elle semble aujourd’hui menacée. Surgissent ici trois interrogations majeures que nous examinerons : les mouvements internationaux de population ne rendent-ils pas problématique le maintien d’une homogénéité ethnique et culturelle dans un pays qui se caractérise par une économie largement ouverte ? Alors que la Norvège doit faire face à une concurrence internationale croissante, les effets pervers de l’homogénéité sociale ne risquent-ils pas de supplanter ses avantages ? Enfin, les revenus pétroliers seront-ils suffisants pour assurer la pérennisation du modèle norvégien, malgré les facteurs perturbants liés à la globalisation?

Comment citer ce volume : André Grjebine, Norvège : avantages et aléas de la cohésion sociale / Les Études du CERI, N°130, Novembre 2006, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

Stéphanie Balme, Jean-Luc Domenach, Jean-Louis Rocca, Yuxin Jiang, Martine Le Boulaire, Denis Segrestin

Entreprendre en Chine : contexte politique, management, réalités sociales
N°128
-129
Septembre 2006
Comment citer ce volume :

Stéphanie Balme, Jean-Luc Domenach, Jean-Louis Rocca, Yuxin Jiang, Martine Le Boulaire, Denis Segrestin

, Entreprendre en Chine : contexte politique, management, réalités sociales / Les Études du CERI, N°128-129, Septembre 2006, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].

François Vergniolle de Chantal

Bush et la fin de l'ordre électoral du New Deal. La domination républicaine est-elle pérenne ?
N°127
Septembre 2006
Amérique du Nord, Etat, États-Unis, Nationalisme, Vie politique/systèmes politiques, Les études du CERI

Depuis 1964, le parti républicain s’est construit une identité en rupture avec le conservatisme modéré qui l’a caractérisé jusqu’à cette époque. L’idéologie du parti est désormais populiste, religieuse et nationaliste. Elle résulte de la tactique électorale « sudiste » de Barry M. Goldwater puis de Richard Nixon. Récupérant pour son plus grand profit le mécontentement des Blancs du Sud contre l’intégration raciale, le parti a fait des anciens Etats confédérés son bastion. Cette évolution a été d’une telle ampleur qu’elle constitue le trait fondamental de la vie politique américaine des quarante dernières années. Depuis lors en effet, l’initiative politique est passée dans le camp de la droite, conduisant à un affaiblissement des démocrates. Avec le passage du Sud au GOP (Grand Old Party), la coalition rooseveltienne a subi un choc dont elle ne s’est pas relevée. Récemment, la réaction nationaliste suscitée par les attaques terroristes du 11 septembre a fourni aux républicains une assise supplémentaire. Néanmoins, ce retour en force ne permet pas d’identifier pour autant les éléments suffisamment stables d’une coalition républicaine durable. La force des républicains réside dans l’élan qui les porte et, c’est là notre argument, dans une incapacité des démocrates à définir une tactique permettant de répondre au défi républicain. Pourtant, le rapport des forces électorales n’est pas favorable aux républicains. Si les facteurs démographiques et géographiques jouent à leur avantage, les évolutions sociales, elles, bénéficient aux démocrates. Ces derniers sont certes dépourvus de stratégie mais pas de ressources. La situation est précisément inverse pour les républicains.

Comment citer ce volume :

François Vergniolle de Chantal

, Bush et la fin de l'ordre électoral du New Deal. La domination républicaine est-elle pérenne ? / Les Études du CERI, N°127, Septembre 2006, [en ligne, www.sciencespo.fr/ceri/fr/papier/etude].