Critique internationale - Sommaire

Contre-jour
Après le 11 septembre - Effets d'aubaine
Jean-François Bayart, Béatrice Hibou, Sadri Khiari, Christophe Jaffrelot, Olivier Roy, Jean-Luc Domenach
7-28

 

Aucun résumé

 

Contre-jour
Après le 11 septembre - Sécurité et liberté : une nouvelle donne
John Crowley, Daniel Sabbagh
29-38

 

Aucun résumé

 

Contre-jour
Après le 11 septembre - Retours sur soi
Georges Lefeuvre, Loulouwa T. Al Rachid, Denis Lacorne
39-49

 

Aucun résumé

 

Contre-jour
Le monde après le 11 septembre. Table ronde, Paris, 8 octobre 2001
Abram De Swaan, Pierre Hassner, William Hopkinson, Jean Leca, Claudio Lomnitz, Louis Pauly, Víctor Pérez-Díaz, Federico Rampini, Roger de Weck, sous la présidence de Jérôme Sgard
51-66

 

Aucun résumé

 

Le cours de la recherche
L’art de construire des comparables. Entre historiens et anthropologues
Marcel Detienne
68-78

 

Aucun résumé

 

Le cours de la recherche
Lectures - Comprendre l’émeute intercommunautaire
79-83

 

Donald L. Horowitz, The Deadly Ethnic Riot, Berkeley, University of California Press, 2001, 588 pages.

 

Le cours de la recherche
Lectures - Notes
Jean-François Bayart, Romain Bertrand, Christophe Jaffrelot, Stephen Ellis
84-87

Nuttall (Sarah), Michael (Cheryl-Ann), eds., Senses of Culture. South African Culture Studies, Oxford, Oxford University Press, 2000 XIII, 559 pages.
Wachtel (Nathan), La foi du souvenir. Labyrinthes marranes, Paris, Le Seuil, 2001, 501 pages.
Roger (Antoine), Les grandes théories du nationalisme, Paris, Armand Colin, 2001,183 pages.
Ferme (Mariane C.), The Underneath of Things : Violence, History and the Everyday in Sierra Leone, Berkeley, University of California Press, 2001, 287 pages.

D’ailleurs
De la friture sur la ligne des réformes. La libéralisation des télécommunications au Maroc
Mohamed Tozy
91-118

La libéralisation des télécommunications au Maroc est intimement mêlée à la succession dynastique, d'une part par sa chronologie, d'autre part parce qu'elle révèle les modalités d'une transition politique voulue d'en haut et consensuelle. La victoire de la « transparence » que représente son relatif bon déroulement et la conformité aux normes internationales de la législation qui l'accompagne ne peuvent toutefois cacher la persistance de modes de fonctionnement hérités de la période antérieure, avec l'écrasante prédominance du Palais, l'aménagement, en partie délibéré, de vides juridiques et d'interstices administratifs autorisant l'intervention de l'arbitraire, la persistance du secret et des relations non formelles qui sont au cœur même du Makhzen. Il s'ensuit un jeu de tensions parfois paradoxal, où des acteurs en viennent à jouer malgré eux un rôle opposé à celui que tout laisserait prévoir.

D’ailleurs
Quand le sida est sorcellerie. Un défi pour la démocratie sud-africaine
Adam Ashforth
119-141

En Afrique du Sud, le sida, arrivé sur les talons de la démocratie, représente un défi politique pour le nouveau régime. Tout d'abord parce qu'il s'agit d'une crise majeure de santé publique, dont le pouvoir n'a pas su saisir à temps l'importance et qu'il a jusqu'ici assez mal gérée. Mais aussi parce que, de par ses caractéristiques propres, le sida suscite spontanément dans la population des soupçons de sorcellerie. L'interprétation du malheur en termes de sorcellerie consiste à en attribuer l'origine à la malveillance d'autrui. Il s'ensuit un cycle de méfiances et d'accusations qui mine les relations familiales et de voisinage et empêche toute construction de réseaux de confiance dans les collectivités. En outre, la tendance à tout interpréter, y compris les politiques publiques, en termes de menées secrètes, détruit la confiance en la légitimité des institutions

Variations
L’euro, facteur de recomposition du système monétaire international ? Table ronde, Paris, 9 octobre 2001
Patrick Allard, Jean-Daniel Gardère, Federico Rampini, Jean-Michel Severino, Bruno Théret, Roger de Weck sous la présidence de Jean-François Bayart
145-176

L'euro, tout en jouant pleinement son rôle stabilisateur, a déçu jusqu'ici par sa faiblesse persistante face au dollar. Ceci s'explique en partie par le fait que le dollar est la monnaie d'une entité politique, qui a donc toute légitimité pour poursuivre une politique économique par le biais monétaire, tandis que le mandat de la Banque centrale européenne a un caractère exclusivement technique : la politique monétaire de l'UE n'est pas une politique économique et reste encadrée non par des principes mais par des règles stérilisantes. Les entreprises, dont bien peu sont des exportatrices régulières, ne considèrent pas l'arrivée de l'euro comme un événement susceptible de changer leurs stratégies, à l'exception de quelques pionnières. Et l'on en sait encore très peu sur la façon dont l'usager quotidien de l'euro manuel, à partir de janvier 2002, percevra le changement. Reste que l'union monétaire est un grand acquis de la construction européenne et qu'elle est considérée comme un véritable modèle dans bien des régions du monde, notamment en Asie du Sud-Est.

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