Deux nouveaux chercheurs au CEE

Natasha Wunsch et Dominique Boullier
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Natasha Wunsch est Assistant Professor en science politique/intégration européenne à Sciences Po, rattachée au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE). Elle est également chercheuse associée à la Société allemande de politique étrangère (DGAP) et membre du Balkans in Europe Policy Advisory Group. Avant de rejoindre le CEE.
Ses recherches se situent à l’intersection entre études européennes et démocratisation comparée. Elle s’intéresse à la manière dont l’intégration européenne influence la transformation politique dans les pays candidats à l’adhésion et, à l’inverse, à l’impact de la régression démocratique et des tendances illibérales au sein de certains Etats membres sur la coopération au niveau européen. Depuis 2018, elle est membre du comité exécutif de la section thématique Union européenne au sein du European Consortium for Political Research (ECPR).
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Dominique Boullier, sociologue et linguiste, est professeur des universités en sociologie à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po) depuis 2009. Il y enseigne à l’Ecole du Management et de l’Innovation (« innovation et numérique : concepts et stratégies »), à l’Ecole des Affaires publiques (« Pluralism of Digital Policies » et « Networks propagation and events management ») et à l’Executive School où il est responsable du module de sciences sociales du master Digital Humanities. Pendant les années 2015-2019, il a été professeur à l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) où il a enseigné l’UX (User Experience) et dirigé le Social Media Lab.
Ses travaux de recherche actuels portent sur les conditions techniques et institutionnelles de survie dans les univers numériques : Habiter le numérique (Théorie de l’habitèle) (à paraitre), Lutter contre le réchauffement médiatique (à paraitre). Il est soucieux d’équiper les sciences sociales avec les méthodes de la data science, en se focalisant sur les traces numériques, sur les réplications à haute fréquence qui circulent sur les réseaux sociaux et sur leur pouvoir d’agir. Cette théorie des réplications s’inscrit dans un nouveau moment de quantification des sociétés permis par le Machine Learning (publication à paraitre). Cela oblige à compléter les approches des sciences sociales qui se sont appuyées jusqu’ici avant tout sur les structures sociales et sur les préférences individuelles pour rendre compte du social. Il se situe dans la lignée de la théorie de l’acteur-réseau, qu’il a utilisée avant tout en anthropologue des techniques, pour la rendre désormais computationnelle en suivant à la trace les énoncés et les objets. Ses travaux empiriques l’ont conduit à développer un « meme tracker » et à étudier les processus de propagation à haute fréquence sur les réseaux sociaux ( et Twitter en particulier) et sur les sites de production de mèmes.
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