Lire et faire des cartes

Nous vivons dans un monde d’images dont le volume et la diffusion sont en croissance rapide (révolution internet/réseaux sociaux, montée du big data, applications plus accessibles, etc.)

Par « traitement graphique des données » on entend l’ensemble des opérations qui transforment des informations « lues » (textes, nombres) en images « vues » (cartes, diagrammes, schémas).

Ces traitements ne sont pas l’exclusivité d’une discipline (la géographie), ni d’une profession (les cartographes), comme en témoigne l’essor du datajournalisme et des dataviz.

Ces visualisations sont une interprétation de la réalité. Elles résultent d’une série de choix, opérés par leur auteur et qu’il faut connaître.

Il convient donc de systématiquement exercer un regard critique sur les images. Continuer la lecture de Lire et faire des cartes

Recherche et bon usage des statistiques sur l’international et le mondial

Remarques préalables

+ Les « données » (tableaux de statistiques, data, big data) font aujourd’hui partie des outils d’analyse des chercheurs en sciences sociales (saisir une réalité sociale par des chiffres), des experts et des concepteurs de politiques publiques (gouverner en s’appuyant sur les données). Facilement accessibles elles sont également utilisées pour l’information, la communication et la vulgarisation auprès du grand public.

+ Face à cette prolifération d’accès et d’usage, il est nécessaire d’être vigilant et de mettre en place de bons réflexes d’analyse critique. En effet, ces données ne sont pas la réalité et n’ont que l’apparence de la neutralité. Il s’agit de constructions complexes, issues de chaînes de production parfois longues et qui impliquent des auteurs variés.

+ Les données sur l’international sont majoritairement construites par agrégation de statistiques nationales, rares sont celles qui ont été initiées à un niveau international (comme l’IDH du PNUD- créé en 1990). Si les Organisations internationales – avec les contraintes liées à leur fonctionnement interétatique) restent les principales productrices de données, bien que les ONG construisent des indicateurs pour défendre leur cause, et les centres de recherche et think tanks développent leur expertise en s’appuyant sur des indicateurs qu’ils construisent. Ces auteurs/acteurs statistiques peuvent coopérer ou être en concurrence. Dans tous les cas, ces données « inter-nationales » peinent encore à rendre compte de façon fine des enjeux véritablement mondiaux et transnationaux.

+ Les choix de définitions, d’unités de mesure, de méthodes d’homogénéisation, de pondérations, d’agrégation, de construction de modèles statistiques… doivent donc être analysés avec précision en amont de l’utilisation des données. Il s’agit alors de les considérer à la lumière de leurs auteurs, du contexte de leur conception, de leur production et de leurs usages (institutionnel, politique, idéologique et technique).

+ Au cours des 3 années de formation au Collège universitaire, les données quantitatives sur l’international se rencontrent dans trois types de situations :

+ chercher et traiter des données quantitatives pour démontrer/vérifier/illustrer,
+ trouver des données quantitatives au cours de lectures de tous types,
+ construire un tableau avec ses propres données.

Continuer la lecture de Recherche et bon usage des statistiques sur l’international et le mondial