Gone with the wind
(Autant en emporte le vent)

Victor Fleming (1939, Etats-Unis)

03autant

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A travers les amours de Scarlett O’Hara et Rhett Butler, la disparition du mode de vie sudiste pendant et après la Guerre de Sécession.

AMENDEMENT AU CODE
A la fin du film et du roman de Margaret Mitchell, Rhett quitte Scarlett en larmes en lui déclarant qu'il se fiche de ce qu’il peut lui arriver après son départ : "Frankly, my dear, I don't give a damn". Le Code de production Hays proscrivait jurons et grossièretés. Le producteur Selznick n'entendant pas renoncer à une réplique essentielle (et tirée presque mot pour mot du roman), il engagea le combat et garda sa réplique. La légende veut que le Code ait fermé les yeux et Selznick payé une amende. En fait, peu de temps avant la sortie du film, le Code fut amendé dans un sens autorisant de telles expressions "essentielles pour la vraisemblance, dans un contexte historique approprié, d'une scène ou d'un dialogue inspiré de faits historiques ou du folklore (...) ou citation d'une oeuvre littéraire, à condition qu'il n'en soit pas fait usage d'une manière intrinsèquement critiquable ou contraire au bon goût."

PRIVÉ DE HOLLYWOOD
Sorti en 1939 aux Etats-Unis, "Autant en emporte le vent" est emblématique de l’interdiction des films américains qui prive les spectateurs français du cinéma "made in Hollywood" durant la guerre : dès 1940 en zone occupée, à partir de 1942 en zone "libre". En août 1944, "Gone with the wind" sera le premier film américain projeté dans Paris libéré, à la Cinémathèque d’H. Langlois. La sortie commerciale n’aura lieu qu’en 1950.

 

Bande-annonce originale
Réplique de Rhett Butler