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Savez-vous prendre la parole dans les médias ?

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Structurer ses idées pour être lu, utiliser les réseaux sociaux, écrire une tribune ou encore répondre à une interview face caméra ou à la radio. Autant de situations auxquelles les diplômés peuvent être confrontés un jour dans leur vie professionnelle. Afin d’y répondre, l’École de journalisme de Sciences Po crée son « Centre des médias » et propose aux étudiants non-journalistes de se former à la logique et aux techniques des médias.

Le « Centre des médias » permettra aux étudiants de Sciences Po inscrits en master, - mais ne se destinant pas au métier de journaliste -, de mieux comprendre les médias et leur fonctionnement et de se former aux techniques de narration journalistique.

Dans ce cadre, le « Centre des médias » de l’École de journalisme, associé à l’École des affaires internationales (PSIA), proposera dès la rentrée 2017/2018 une nouvelle concentration “Media and Writing”.

Ce cursus diplômant accueillera une soixantaine d’étudiants de l’École des affaires internationales se destinant aussi bien aux métiers de la Sécurité internationale ou du Management public international, du Développement ou des Politiques économiques internationales, de l’Action humanitaire, de l’Environnement ou encore de l’Énergie.

« Il n’est pas un acteur ou une actrice du champ international qui ne sera exposé, très vite et de façon intense, à la logique des médias et à leurs codes, et au besoin de savoir écrire et narrer le monde pour mieux le façonner », souligne Vanessa Scherrer, vice-doyenne de l’École des affaires internationales de Sciences Po.

Ce nouveau programme académique s’inscrit dans le prolongement d’une collaboration engagée par les deux écoles en 2011 avec la création d’un double master en journalisme et affaires internationales. Il vient compléter l’offre de formation de l’École des affaires internationales, déjà riche de 23 concentrations régionales ou thématiques, 8 masters et 12 doubles diplômes.

En 2018-2019, le « Centre des médias » sera ouvert dans un second temps aux étudiants issus des autres écoles de Sciences Po.

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Nouveau double diplôme en affaires publiques avec Singapour

Sciences Po et la Lee Kuan Yew School of Public Policy s’associent
  • The Lee Kuan Yew School of Public PolicyThe Lee Kuan Yew School of Public Policy

La Lee Kuan Yew School of Public Policy (LKYSPP) de la National University of Singapore (NUS) et l’École d’affaires publiques de Sciences Po lancent un double diplôme en deux ans, combinant le master in Public Policy de la LKYSPP et le master affaires européennes de Sciences Po.

Les étudiants de ce master passeront la première année à Sciences Po et la seconde année à la LKYSPP de Singapour, bénéficiant ainsi d'une formation dans deux universités de renom.

Ce double diplôme offre aux étudiants une opportunité unique d’expérimenter deux systèmes éducatifs sensiblement différents et de bâtir un réseau professionnel riche et diversifié dans deux grandes régions du monde. Grâce à cette expérience, les étudiants pourront acquérir une compréhension approfondie des enjeux des politiques publiques abordés à travers un prisme européen et asiatique. L’immersion au sein de cultures hétérogènes assure une confrontation des points de vues et des idées parmi les étudiants.

Une attention particulière aux enseignements pratiques

Au-delà des enseignements fondamentaux en affaires publiques, les étudiants seront confrontés aux besoins réels d’acteurs privés ou publics au sein de l’incubateur de politiques publiques de l’École d’affaires publiques de Sciences Po où ils auront la possibilité de collaborer avec les partenaires de ce laboratoire pour apporter des solutions pratiques aux enjeux identifiés. A la LKYSPP, ils mettront la théorie en pratique, notamment en définissant et développant des recommandations de politiques publiques au cours de l’Exercice d’analyse politique développé par l’université.

La première rentrée du master aura lieu en septembre 2018 à Sciences Po.

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"Staff ride" en Normandie : rejouer le débarquement

  • Le cours "Staff Ride" sur le terrain en NormandieLe cours "Staff Ride" sur le terrain en Normandie

C’est une première. 40 étudiants du master International Security de l’École des Affaires internationales de Sciences Po (PSIA), ont participé, dans le cadre de leur formation au premier "Normandy Student Staff Ride", un cours innovant permettant la mise en application pratique sur les champs de bataille de la théorie apprise en classe.

Une méthode créée pour les forces armées

Le “Normandy Staff Ride” s’inspire de la méthode éducative du “staff ride” développée au 19e siècle par l’armée allemande et aujourd’hui utilisée par la plupart des militaires occidentaux (notamment les forces armées américaines) pour la formation de leurs officiers supérieurs.

Le cours forme les élèves aux aspects concrets des relations internationales en temps de guerre et de crise et aux difficultés et réalités de la guerre, vécues par les officiers et leurs équipes : soldats, marins et pilotes. Les élèves peuvent ainsi mieux appréhender la planification stratégique d’une opération militaire et se confronter à la réalité sur le terrain.

Ce cours est dirigé par deux anciens praticiens enseignant à l’École des affaires internationales : le Général de division Vincent Desportes, ancien Général trois-étoiles, ancien attaché à l’Ambassade de France aux États-Unis et actuel directeur scientifique du master International Security (eng.) et Peter Herrly, ancien Colonel des Forces armées des États-Unis, expert reconnu en leadership stratégique et transformation organisationnelle et professeur de longue date à Sciences Po.

Allier théorie et pratique

Après une étude théorique en classe sur l’élaboration de la stratégie pendant la Seconde guerre mondiale et une analyse approfondie du plan opérationnel de la bataille de Normandie de juin 1944, les élèves se sont rendus sur les principaux sites du Débarquement. Ils ont pu se rendre compte de la complexité des opérations et de la façon dont les acteurs de l’époque les ont vécues.

L’accent a été mis en particulier sur les défis de la conduite de la guerre au niveau politique, sur la coordination des actions entre les différentes autorités nationales et l’inéluctable distance entre les plans élaborés et la réalité de leur mise en œuvre. D’un point de vue stratégique, l’étude de la bataille de Normandie est particulièrement pertinente car c’est l’une des rares batailles "concertées" combinant à la fois les forces maritimes, aériennes et terrestres.

Sur le terrain, les élèves ont effectué par petits groupes des présentations préparées en amont sur différents aspects de la bataille de Normandie, comme la logistique, la résistance en temps de guerre ou encore le rôle joué par l’aviation. Ils ont pu s’appuyer sur un carnet de bataille, créé par le Colonel Peter Herrly, incluant notamment le message original du Commandant suprême des forces alliées à son armée, des tableaux de planification des effectifs, des documents analytiques, etc.

Au retour de Normandie, les étudiants doivent rédiger leur propre analyse de la mise en place d’une stratégie dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale.

Ce cours fait partie de l’offre très riche de PSIA en matière d’innovation pédagogique. Plus de 60 % de ses cours sont en effet fondés sur des formats et des contenus innovants avec des mises en pratique afin de mieux appréhender le monde professionnel.

L’École propose ainsi des  cours tels que "Mapping controversies, Simulation of Negotiations: Ukraine-Russia-European Union Relations",  "Simulation Workshop: the Iranian Case (eng.)", ainsi que "Planification et conduite d'une opération militaire : exercice Coalition" en collaboration avec l’École de guerre de Paris, notamment.

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50 % d'admis à l'agrégation de science politique issus de Sciences Po

Les résultats du concours 2017
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Concours très sélectif organisé tous les deux ans, l'agrégation de science politique permet d'accéder directement au titre de Professeur des universités. L'édition 2017 constitue un cru exceptionnel pour l'École doctorale de Sciences Po : ses jeunes docteurs représentent en effet 50% des admis, soit deux sur quatre. Entretien avec Carole Bachelot et Simon Persico, reçus respectivement premier et troisième, qui reviennent sur leur préparation et leur parcours scientifique.

Que représente pour vous l'agrégation de science politique ? Quel est votre parcours ?

Carole Bachelot : J'ai été formée à l'université (maîtrise d'histoire) puis à Sciences Po, où j'ai rejoint le second cycle et où j'ai soutenu une thèse en sociologie politique en 2008, sous la direction de Marc Lazar, portant sur les dirigeants du parti socialiste français*. Après 5 ans de vacations et d'expériences post-doctorales, j'ai obtenu un poste de maître de conférences à la faculté de droit de l'Université de Lorraine à Nancy. Ce concours national me permet d'accéder au rang de Professeur des universités. L'agrégation est un accélérateur de carrière. C'est aussi une manière d'échapper à la pénurie générale de postes qui reflète un état préoccupant de la discipline, encore souvent considérée comme une discipline d'appoint dans de nombreuses universités et facultés de droit. Ce qui est paradoxal alors qu'elle attire de plus en plus d'étudiants.

Réussir l'agrégation de science politique rend nos conditions matérielles plus faciles, nous permet d'accéder à des instances de décision tout en nous assurant une plus grande indépendance pour faire vivre la discipline. Je ne peux qu'encourager les doctorantes et les jeunes docteures (avec ou sans poste de titulaire !) à la passer : le corps professoral est toujours trop masculin.

Simon Persico : Pour ma part, j'ai été formé à l'IEP de Grenoble puis j'ai rejoint Sciences Po pour faire un master recherche, car j'étais très intéressé par les méthodes quantitatives et les travaux en sociologie politique de Nonna Mayer, Vincent Tiberj et Florence Haegel, qui fut ma directrice de thèse**. Après ma thèse, comme la plupart des jeunes docteurs, j'ai été post-doctorant, rattaché à des projets de recherche qui m'intéressaient, à Paris et à l'IEP de Bordeaux.

Il est aujourd'hui très difficile d'obtenir un poste permanent : j'ai passé dix auditions de maître de conférence ! L'agrégation est effectivement la voie royale. Elle nous permet de diriger des thèses, de participer aux décisions scientifiques de l'université dans laquelle on est nommé... Être formé dans un IEP et faire sa thèse à Sciences Po sont, à mon avis, des avantages car cela permet d'avoir une connaissance des différents champs de la science politique, qualité indispensable pour réussir le concours.

Comment se prépare-t-on à ce difficile concours ? Quels conseils donneriez-vous aux candidats ?

Simon Persico : La première épreuve éliminatoire, qui est l'épreuve sur travaux, où l'on présente son parcours scientifique, nécessite d'être bon à l'oral tout de suite. Il faut l'investir tout particulièrement. Les trois autres épreuves sont des leçons qui demandent chacune huit heures de préparation sur table. Il faut s'entraîner à cet exercice. Pour ma part, je me souviens que j'arrivais difficilement à les terminer. Huit heures, c'est très court finalement. Il faut se préparer avec des coachs qui connaissent le concours et qui ont fait partie d'un jury d'admission. Pour réviser efficacement les différents champs de la science politique, j'ai repris les manuels. J'ai fait des plans. J'ai aussi écouté de nombreux podcasts de France Culture dans le domaine des sciences sociales. Cela permet d'élargir sa culture générale et de tisser une toile d'araignée de connaissances, de concepts…

Carole Bachelot  : Le concours recrute des généralistes en science politique. C'est à la fois l'intérêt et la difficulté. Il faut sortir de son champ de spécialité. Effectivement, il faut reprendre les grands classiques et faire de la veille sur les problématiques émergentes. Par ailleurs, cette agrégation consiste en des épreuves très formatées. Pour se préparer, il faut notamment faire jouer la solidarité intergénérationnelle en demandant des conseils à des membres d'anciens jurys et des candidats qui ont réussi.

Quelles opportunités professionnelles s'ouvrent à vous désormais ? Quels sont vos projets  ?

Carole Bachelot : Je vais rallier Lille 2 qui a un cursus autonome de science politique. Je serai rattachée au Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales (CERAPS) qui est un important laboratoire de science politique, réputé en sociologie politique.

Simon Persico : Pour ma part, je rejoins l'IEP de Grenoble, très dynamique en science politique. J'ai envie de mener des travaux sur les enquêtes électorales, l'impact des partis sur les politiques publiques. Je vais essayer d'éclairer la question suivante : « Les responsables élus respectent-ils leurs promesses ? ».

*Carole Bachelot a soutenu sa thèse en Science politique en 2008 sur le thème « Groupons-nous et demain… Sociologie des dirigeants du Parti socialiste depuis 1993 », sous la direction de Marc Lazar, professeur et directeur du Centre d'histoire de Sciences Po.

** Simon Persico a soutenu sa thèse en Science politique en 2014 sur le thème « Un clivage, des enjeux : une étude comparée de la réaction des grands partis de gouvernement face à l'écologie », sous la direction de Florence Haegel, professeure et directrice du Centre d'études européennes de Sciences Po (CEE).

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Candidats en master : derniers conseils pour les oraux

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Vous avez été déclaré admissible à un master de Sciences Po. Il vous reste à réussir l’entretien oral pour intégrer l’une de nos 7 écoles. Les épreuves d’admission se déroulent du 25 avril au 10 mai. Elle peuvent parfois générer du stress car vous vous posez encore des questions sur le profil des candidats recherchés, sur votre capacité à démontrer votre motivation et à défendre votre projet…. Restez serein et gardez confiance en vous ! Voici nos derniers conseils pour cette dernière ligne droite.

1/ Relire son dossier de candidature

L’objectif de l’oral est de déterminer votre motivation et de juger de l’adéquation de votre profil avec Sciences Po.

Aussi, relisez précisément votre lettre de motivation et les différentes pièces que vous avez jointes au dossier de candidature. Remettez en perspective votre projet professionnel et toutes vos expériences : parcours universitaire, stages professionnels mais également toute autre activité telle que le bénévolat, un engagement politique ou social...

2/ Bien connaître la maquette pédagogique de son futur master

Le master correspond à la décision de s’engager dans un projet professionnel. Vous devez montrer que vous savez où vous voulez aller et illustrer votre motivation de manière concrète et argumentée. Il est donc très important que vous ayez pris connaissance des enseignements qui vous seront dispensés si vous êtes admis. Ce master ne doit avoir aucun secret pour vous.

3/ S’intéresser à l’actualité concernant votre domaine de prédilection

Un étudiant de Sciences Po doit avoir une réelle appétence pour le monde contemporain et ses enjeux. Les membres de la commission d’entretien qui vont vous entendre seront sensibles à votre curiosité et à vos connaissances concernant l’actualité et l’univers professionnel auquel vous vous destinez : le droit, le journalisme, les affaires publiques….

Et quelques conseils pratiques !

Prévoyez d’arriver en avance sur les lieux pour trouver votre salle et commencer l’entretien de façon détendue.

Assurez-vous d’avoir avec vous les documents nécessaires : votre convocation et votre pièce d’identité vous seront demandées pour accéder au bâtiment.

Dans le cadre du plan Vigipirate, les mesures de sécurité sont renforcées. Il importe de prêter une attention toute particulière aux consignes de sécurité.

Pour aller plus loin

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