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Un nouveau master en marketing et luxe

Pour un luxe responsable respectueux des enjeux du développement durable
  • Vue de la Place Vendôme à Paris ©Jose Ignacio Soto/ShutterstockVue de la Place Vendôme à Paris ©Jose Ignacio Soto/Shutterstock

À la rentrée 2019, l’École du management et de l’innovation ouvre un nouveau master intitulé « Master Marketing : New Luxury & Art de Vivre ». Entièrement en anglais, il a pour vocation d’accueillir 25 étudiants français et internationaux. Les participants auront des parcours très divers. Des connaissances préalables en marketing ne sont pas nécessaires.

Ce programme en deux ans entend former des responsables marketing de haut niveau conscients que le secteur du luxe et de l’art de vivre se réinvente autour des enjeux clés de responsabilité et de développement raisonné et durable.

S’inscrivant dans la démarche de l’École du management et de l’innovation qui place les sciences humaines et sociales au coeur de son projet de formation, “le programme entend relever le défi de réconcilier un ancrage culturel, social et sociétal fort avec une vision des tendances du futur”, précise Marie-Laure Djelic, doyenne de l’École du management et de l’innovation.

Le master est structuré par deux dimensions : 

  • la dimension sociétale et contextuelle du luxe (son ancrage historique, géographique et culturel et sa transformation à travers l’évolution des modes de consommation, des préférences, des valeurs et des usages des nouvelles générations).
  • l’impact de la révolution numérique et la place grandissante des questions de responsabilité et de développement durable et raisonné au sein de ce secteur.

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CORE : un autre enseignement de l'économie est possible

Un nouveau manuel pour comprendre le réel
  • Yann Algan, économiste, professeur, auteur du projet CORE ©Sciences PoYann Algan, économiste, professeur, auteur du projet CORE ©Sciences Po

Enseigner l’économie comme si les 30 dernières années avaient vraiment eu lieu. Et (re)donner le goût pour cette discipline aux étudiants. Telles sont les ambitions de CORE, un nouveau cours et son manuel élaborés par des professeurs d’économie du monde entier, parmi lesquels Yann Algan à Sciences Po. Objectif de ce cours : montrer que l’économie, jugée souvent trop abstraite et théorique, peut contribuer à résoudre les problèmes et les crises du monde réel.

Quel est le problème le plus urgent que les économistes devraient traiter ? Les inégalités ! répondent en masse les étudiants du monde entier quand on leur pose la question. Mais aussi le changement climatique, l’instabilité financière. Ou, pour la France, le chômage. Face à cette attente, les cours d’économie déçoivent, voire détournent les étudiants de la matière. “Lors de la crise des subprimes en 2008, raconte Wendy Carlin, professeure d’économie à UCL (UK) et co-fondatrice du projet CORE, les étudiants en économie avaient honte. Ils rentraient chez eux pour fêter Noël et se trouvaient incapables de répondre aux questions qu’on leur posait.”

Un enseignement jugé trop théorique et trop réducteur

C’est de ce constat qu’est né en 2016 le projet CORE (pour Curriculum Open-access Resources in Economics) : si les citoyens du monde, et en premier lieu les Français, sont si critiques vis-à-vis de l’économie, c’est sans doute que son enseignement actuel en est, pour partie, responsable. “L’enseignement de l’économie est fortement remis en cause dans le monde entier, et plus particulièrement en France, car il est jugé trop théorique, trop éloigné des grands enjeux contemporains, et trop réducteur sur les comportements humains”, explique Yann Algan, économiste et professeur à Sciences Po et l’un des auteurs du projet CORE. Mené par une équipe de chercheurs et enseignants du monde entier, CORE a déjà été utilisé dans une centaine d’universités dans le monde.

“La plus grande des résistances au changement, poursuit Yann Algan, c’est l’absence d’alternative.” Pour faire changer concrètement les choses, il fallait un nouvelle approche pour enseigner l’économie - c’est l’objectif de CORE - mais aussi un outil immédiatement utilisable dans les salles de cours : il s’agit de l’e-book The Economy. Un manuel en ligne, gratuit et accessible à tous, dont la version française, intitulée L’Économie vient d’être publiée, et que les étudiants de Sciences Po et de Toulouse School of Economics utilisent déjà en cours.

Enseigner l’économie comme si les 30 dernières années avaient eu lieu

Pour mieux répondre aux attentes des étudiants, ce nouvel enseignement prend le contrepied des manuels classiques, avec une idée simple : étudier la réalité. La réalité des être humains, d’abord, capables à la fois de calculer leur intérêt mais aussi de coopérer et de se montrer généreux. Rien à voir donc avec l’homo œconomicus abstrait dépeint dans les manuels que la plupart des étudiants utilisent. La réalité du monde d’aujourd’hui, ensuite, en intégrant les découvertes récentes de la recherche en économie, qui aborde les problèmes liés à l’environnement, à l’instabilité économique, ou aux inégalités. La réalité d’une science humaine et sociale, enfin, qui n’est pas un objet isolé mais s’enrichit des apports du droit, de l’histoire, de la sociologie.  “On ne comprend pas l’entreprise si on ignore le pouvoir, la politique ou le droit social”, relève Samuel Bowles, autre co-fondateur de CORE et professeur au Sante Fe Institute (USA). Ainsi refondé, le cours d’économie se tourne vers la résolution de ces problèmes. Et ne se borne pas à opposer les analyses des grands auteurs présentées comme inconciliables pour toujours : “On ne se contente pas de juxtaposer et de comparer Marx et Keynes, explique Samuel Bowles. On les intègre pour créer un nouveau paradigme”.

Prochaine étape pour CORE en France : une adaptation au programme de lycée, qui sera pilotée par Sciences Po et testée dès l’été prochain via le programme “Premier campus” et les Conventions éducation prioritaire. “Je me réjouis de l’engouement suscité par CORE à travers le monde, conclut Yann Algan. Nous appelons nos collègues universitaires à participer au projet pour poursuivre l’ambition du programme de redonner aux étudiants et à la société civile le goût de l’économie comme science humaine au service du bien commun.”

Lire le communiqué de presse du 30 mai 2018.

*À propos de CORE : Curriculum Open-access Resources in Economics

Le projet CORE regroupe une équipe internationale de chercheurs et enseignants du monde entier sous l’égide de Samuel Bowles (Santa Fe) et Wendy Carlin (UCL). Des cours basés sur CORE ont déjà été enseignés comme introduction générale aux sciences économiques dans plus d’une centaine d’universités dans le monde. Depuis son lancement en 2016, CORE compte plus de 60 500 utilisateurs de 186 pays et plus de 6100 enseignants de 131 pays. La version papier de l’eBook en anglais a déjà été rééditée six fois pour tenir compte de la demande. Des traductions en farsi, en italien, en espagnol, en portugais, ainsi qu’une adaptation pour l’Asie du Sud-Est sont en préparation. Un site internet a été lancé en septembre 2017 et un nouveau projet adapté à un public de non spécialistes en économie a récemment été développé par 20 universités.

De Polytechnique à Sciences Po

Former les élèves et diplômés ingénieurs aux sciences sociales
  • Jacques Biot et Frédéric Mion ©Sciences PoJacques Biot et Frédéric Mion ©Sciences Po

Forts de leurs valeurs communes en matière de formation, Polytechnique et Sciences Po ont décidé de coopérer afin de donner la possibilité aux élèves-ingénieurs et aux jeunes diplômés ingénieurs de l’X d’acquérir une double compétence reconnue sur le marché du travail français et international.

Obtenir le diplôme de Polytechnique et le diplôme de Sciences Po

Les candidats de l’X pourront, à partir de la rentrée 2018, suivre un master en deux ans parmi ceux proposés par l’Ecole d’affaires publiques, l’Ecole des affaires internationales et l’Ecole urbaine. A l’issue de ce parcours de formation, ils obtiendront le diplôme de master de Sciences Po et le diplôme d’ingénieur de Polytechnique.

L’accord avec Polytechnique constitue la 19ème convention d’admissibilité signée par Sciences Po avec une école d’ingénieurs. A travers ce rapprochement, Sciences Po s’ouvre un peu plus encore à des profils issus de formations aux sciences dures. Les conventions d’admissibilité avec des écoles d’ingénieurs viennent prolonger les accords de doubles diplômes. Sciences Po a récemment signé deux doubles diplômes de niveau master avec AgroParisTech et ISAE-SUPAERO.

Modalités d’inscription

Pour postuler à un master de Sciences Po, les élèves polytechniciens doivent être en troisième année du cycle d’ingénieur et avoir suivi au préalable le “Programme d’approfondissement affaires publiques”. Dispensés de l’épreuve d’admissibilité, ils passent un entretien d’admission devant une commission composée de deux membres de Sciences Po.

En savoir plus sur les conventions d’admissibilité et les écoles partenaires de Sciences Po  

Matthieu Tordeur, aventurier et étudiant à Sciences Po

  • Matthieur Tordeur ©Sciences PoMatthieur Tordeur ©Sciences Po

Étudiant à Sciences Po à l'École des affaires internationales, Matthieu est le plus jeune aventurier membre de la Société des Explorateurs Français.

Ne voyageant jamais sans son appareil photo, il documente ses aventures dans les magazines et sur son site internet www.matthieutordeur.com Il est l’auteur de "4L, Un tour du monde du microcrédit" et le réalisateur du documentaire "Microcrédit en 4L, Un tour du monde du microcrédit" (52 min).

À partir de novembre 2018, il se lance à l'assaut du Pôle Sud.

Ils viennent du monde entier et ont choisi Sciences Po

  • Sciences Po, an international community ©Sciences PoSciences Po, an international community ©Sciences Po

Ils viennent de Corée, des États-Unis, de Russie, de Grande-Bretagne, ou encore d'Oman. Ils ont choisi Sciences Po pour son ouverture sur le monde, sa communauté internationale, son curriculum multidisciplinaire. Témoignages (en anglais).